Le Qatar a aidé à obtenir des preuves de vie pour Maduro après sa capture par les États-Unis, affirme le Venezuela
- Dans un communiqué, Caracas salue la volonté de Doha d'aider aux efforts visant à établir un « programme de travail et un dialogue » avec les États-Unis
Ankara
AA / Ankara / Merve Berker
Suite à l'opération américaine visant à capturer Nicolas Maduro la semaine dernière, le Qatar a apporté son concours aux efforts déployés pour obtenir la preuve que le président vénézuélien était toujours en vie lors de son transfert aux États-Unis pour y être jugé, a déclaré le pays sud-américain.
Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement vénézuélien a exprimé sa « profonde gratitude » à l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, et à son gouvernement pour leur soutien durant ce qu'il a qualifié d'« heures sombres » pour Caracas.
« L'émir du Qatar et son Premier ministre ont accompagné les efforts internationaux déployés pour obtenir la preuve que le président constitutionnel de la République, Nicolas Maduro Moros, et la Première dame, Cilia Flores, ont été enlevés en violation flagrante de l'immunité d'État qui protège les chefs d'État », indique le communiqué.
Le 3 janvier, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, capturant le président Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores. Le même jour, le ministère qatari des Affaires étrangères a déclaré être prêt à soutenir les efforts internationaux visant à un règlement pacifique du conflit.
Caracas a affirmé « reconnaître et apprécier » la volonté de Doha de contribuer à l’élaboration d’un « programme de travail et d’un dialogue » avec les États-Unis, fondés sur le « respect du droit international, de la souveraineté des peuples et des principes de paix ».
« Le Venezuela remercie ce geste de solidarité et de responsabilité internationale, qui réaffirme l’importance du dialogue, de la diplomatie et du respect mutuel comme seules voies légitimes de règlement des différends entre États », indique le communiqué.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
