İlayda Çakırtekin
28 Février 2026•Mise à jour: 28 Février 2026
AA / Istanbul
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a déclaré ce samedi que son pays rejetait l’« action militaire unilatérale » menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, estimant qu’elle constituait une escalade et contribuait à un ordre international « plus incertain et hostile ».
Dans un message publié sur le réseau social américain X, le chef du gouvernement espagnol a affirmé que cette opération « représente une escalade » et a ajouté que l’Espagne rejetait également « les actions du régime iranien et des Gardiens de la révolution ».
Pedro Sanchez a averti que le monde ne pouvait se permettre une nouvelle guerre « prolongée et dévastatrice » au Moyen-Orient.
« Nous demandons une désescalade immédiate et le plein respect du droit international. Il est temps de reprendre le dialogue et de parvenir à une solution politique durable pour la région », a-t-il ajouté.
Israël et les États-Unis ont annoncé tôt samedi le lancement d’une opération conjointe contre l’Iran, invoquant des « menaces » attribuées au « régime iranien ».
Téhéran, affirmant agir au nom de son droit à la légitime défense, a riposté en visant Israël et des intérêts américains dans plusieurs États du Golfe. Plusieurs pays de la région ont également fermé leur espace aérien.
Ces développements interviennent alors que des discussions étaient en cours entre Washington et Téhéran au sujet du programme nucléaire iranien, sous médiation omanaise. Un nouveau cycle de pourparlers à Genève s’est achevé jeudi.
Les États-Unis avaient déjà frappé trois sites nucléaires iraniens lors d’un conflit de douze jours entre Israël et l’Iran en juin dernier.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy