Le président égyptien exprime sa gratitude envers Trump pour son soutien dans le dossier de l'eau du Nil
- Sissi appelle également Trump à continuer de soutenir son plan concernant Gaza, affirmant que l'Égypte déploie « tous les efforts possibles » pour garantir le succès des initiatives visant à mettre fin à la guerre
Istanbul
AA / Istanbul / Mohammad Sio
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a exprimé mercredi sa gratitude au président américain Donald Trump pour son soutien à l’Égypte sur la question de l’eau du Nil, tout en appelant Washington à maintenir son rôle dans les efforts visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
S’exprimant lors d’une rencontre avec Trump en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, al-Sissi a salué l’appui du président américain à la position de l’Égypte en matière de sécurité hydrique.
« Je remercie le président Trump pour son soutien à l’Égypte sur la question de l’eau », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par la chaîne publique Al-Qahera News.
Le 16 janvier, Trump a affirmé que les États-Unis étaient prêts à relancer les efforts de médiation entre l’Égypte et l’Éthiopie concernant leur différend de longue date.
Le fleuve Nil, long d’environ 6 650 kilomètres, est partagé par 11 pays : le Burundi, le Rwanda, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Soudan du Sud, le Soudan et l’Égypte.
Le gouvernement éthiopien a inauguré le Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil Bleu le 9 septembre 2025, après 14 années de construction. Ce projet est depuis longtemps contesté par les pays en aval, l’Égypte et le Soudan, en raison des modalités de remplissage et d’exploitation du barrage.
L’Égypte et le Soudan appellent depuis longtemps l’Éthiopie à conclure un accord tripartite juridiquement contraignant sur le remplissage et l’exploitation du barrage.
Par ailleurs, al-Sissi a exhorté Trump à poursuivre le parrainage de son plan concernant Gaza, affirmant que l’Égypte déploie « le maximum d’efforts possibles » pour garantir le succès des initiatives visant à mettre fin à la guerre. Il a attribué l’arrêt de ce qu’il a qualifié de génocide israélien à l’intervention de Trump.
« Sans les efforts du président Trump, la guerre à Gaza ne se serait pas arrêtée », a déclaré al-Sissi, ajoutant que l’Égypte souhaite une implication continue des États-Unis jusqu’à la mise en œuvre complète du plan.
Le président égyptien a également félicité Trump pour « une année réussie et riche en réalisations » et a indiqué que l’Égypte accueillait favorablement sa participation au Conseil de la paix sous la direction de Trump.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé mercredi que Le Caire se félicitait de l’invitation adressée par Trump à al-Sissi pour rejoindre ce conseil.
Le ministère a précisé que l’Égypte « accepte l’invitation après l’achèvement des procédures légales et constitutionnelles nécessaires ».
La création de ce conseil a coïncidé avec le lancement de la deuxième phase d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement palestinien Hamas, mettant fin à la guerre d’Israël contre Gaza, qui a fait plus de 71 500 morts et plus de 171 300 blessés depuis octobre 2023.
Cette initiative s’inscrit dans un plan en 20 points proposé par Trump et adopté par le Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre de la résolution 2803 en novembre 2025.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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