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Le Pentagone publie une vidéo d’une frappe par "erreur" qui a fait 10 morts parmi les civils afghans

- Parmi lesquels 7 enfants, la frappe a été menée par un drone américain dans la capitale, Kaboul, en août dernier

Raşa Evrensel   | 20.01.2022
Le Pentagone publie une vidéo d’une frappe par "erreur" qui a fait 10 morts parmi les civils afghans

Istanbul

AA / Istanbul

Le département américain de la Défense a publié la vidéo d'une frappe de drone dans la capitale afghane, Kaboul, en août dernier, qui a fait 10 morts parmi les civils, dont 7 enfants.

La vidéo, qui a été publiée par le Pentagone dans la journée du mercredi et retransmise par la presse locale, montrait la présence de plusieurs civils avant la frappe de l'armée américaine contre la voiture d'un employé d’une ONG humanitaire, Ezmarai Ahmadi, avec un missile Hellfire, devant son domicile de Kaboul, et ce, à la suite des soupçons de liens avec l’organisation terroriste Daech du Khorasan.

Deux drones avaient pris des images thermiques en noir et blanc, au moment de la frappe aérienne par "erreur" et de l'incendie qui s’en est suivi.

Environ 3 semaines plus tard, l'administration américaine a admis que la frappe menée par ses forces à Kaboul, à la fin du mois d’août dernier, avait tué 10 civils, dont 7 enfants.

À ce propos, le chef du Commandement central, Kenneth McKenzie, a déclaré lors d'une conférence de presse : "nous nous excusons pour cela, et j'assume l'entière responsabilité", et a qualifié la frappe d'"erreur tragique".

Pour leur part, les familles des victimes ont rejeté les excuses et les condoléances de Washington, décrivant ce qui s'est passé comme un "crime de guerre", et ont exigé que les responsables soient tenus pour responsables en vertu du "droit international".

L'oncle d'Ahmadi, Mohammed Nassim, avait déclaré à l'Agence Anadolu à l'époque : "la famille n'a rien enlevé de la maison depuis que l'avion américain a frappé la voiture d'Ahmadi, y compris les véhicules détruits et la maison endommagée".

Le 15 août dernier, les Taliban ont annoncé la prise du pouvoir à Kaboul, parallèlement au retrait militaire américain, qui s'est achevé à la fin du même mois, ce qui a contraint le président afghan, Ashraf Ghani, à fuir le pays.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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