Le PDG de Volkswagen confirme des pourparlers de coopération avec des entreprises de défense
- « Les activités du groupe Volkswagen dans la défense se concentreraient sur le transport militaire, notre cœur de métier » a-t-il toutefois précisé
Berlin
AA/Berlin
Le PDG de Volkswagen, Oliver Blume, a confirmé vendredi que le groupe était en pourparlers avec plusieurs entreprises de défense, dont des spécialistes de la défense antimissile, pour reconvertir son usine d’Osnabrück vers la production de véhicules militaires.
Intervenant lors d’un événement du journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, Blume a affirmé que Volkswagen soutenait les efforts de défense allemands et européens.
« Nous n’y sommes plus actifs depuis des décennies et avons beaucoup de retard à rattraper », a-t-il déclaré, ajoutant que cette reconversion pourrait sauver l’usine d’Osnabrück.
Il a toutefois précisé : « Les activités du groupe Volkswagen dans la défense se concentreraient sur le transport militaire, notre cœur de métier. Nous ne sommes pas impliqués dans les systèmes d’armement. »
Ces déclarations font suite à des informations du Financial Times sur des négociations avec le groupe israélien Rafael Advanced Defense Systems pour produire, sur le site menacé de fermeture, des équipements non létaux liés au système Dôme de fer (Iron Dome).
L’annonce a suscité des critiques de militants pacifistes et de l’opposition.
L’Initiative pour la paix d’Osnabrück (OFRI) a exhorté Volkswagen à rester sur de la production civile, tandis que le député Die Linke Mirze Edis a qualifié d’« inacceptable » toute coopération avec Israël sous Benjamin Netanyahu.
Aucun accord n’a encore été finalisé.
