Le ministre français des Affaires étrangères souligne la nécessité de préserver la stabilité de l'Irak
- Barrot a commencé sa tournée en Syrie, avant de se rendre en Irak, puis de poursuivre par le Liban
Ile-de-France
AA / Paris / Esra Taskin
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré, jeudi, qu'il est nécessaire de préserver la stabilité et la sécurité de l'Irak.
Après la Syrie, Barrot a poursuivi ses contacts régionaux dans la capitale irakienne, Bagdad.
Il s'est entretenu avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Fuad Hussein, et a pris la parole lors d'une conférence de presse conjointe.
Barrot a précisé qu'il visitait l'Irak pour la deuxième fois en un an : « Cela montre à la fois la force et la qualité de notre partenariat ainsi que l'importance que la France accorde au maintien d'un dialogue officiel avec l'Irak. »
Attirant l'attention sur les tensions régionales dans l'entourage proche de l'Irak, Barrot a souligné que cette situation comporte le risque d'une escalade militaire et de la réémergence de l'organisation terroriste Daech.
Barrot a expliqué qu'il est venu en Syrie et en Irak par devoir envers la lutte contre Daech, en affirmant : « La sécurité des Français se joue ici, en Irak et en Syrie. »
Il a rappelé que les soldats français sont mobilisés en Irak aux côtés de leurs homologues irakiens dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Concernant la situation en Syrie, Barrot a exprimé sa satisfaction pour l'accord de cessez-le-feu signé le 30 janvier entre le Gouvernement de Damas et l'organisation terroriste YPG, ajoutant que la France et l'Irak étaient d'accord pour soutenir un processus de transition pacifique et inclusif pour l'ensemble de la société syrienne et pour assurer la poursuite de la lutte contre l'organisation terroriste Daech.
Barrot, estimant que « l'Irak joue un rôle important en accueillant les milliers de détenus envoyés depuis le nord-est de la Syrie vers son territoire », a déclaré : « Dans ce contexte, l'Irak peut compter sur notre soutien. »
Barrot a indiqué qu'il avait également discuté de la situation en Iran avec Hussein, et a poursuivi :
« Lors de la réunion, j'ai exprimé notre ferme condamnation de la répression sanglante des autorités iraniennes envers le peuple iranien. Face au risque d'escalade et aux conséquences potentielles pour l'Irak et la région, j'ai souligné l'importance cruciale pour l'Iran d'accepter la demande de négociation des États-Unis, de faire des concessions concernant son programme nucléaire, son arsenal de missiles balistiques et ses activités déstabilisatrices dans la région, et de mettre fin à la répression contre son peuple. »
Barrot a déclaré qu'ils soutiennent pleinement tous les efforts diplomatiques visant à trouver une solution par la négociation, tout en prenant en compte leurs propres intérêts en matière de sécurité et les droits fondamentaux du peuple iranien : « Quelle que soit la situation dans la région, la stabilité et la sécurité de l'Irak, acquises avec patience, doivent être préservées. »
Le ministre français a souligné que ces deux éléments sont indispensables pour le redressement de l'Irak et représentent une « source d'espoir » pour la région, insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts pour instaurer la stabilité et une paix durable.
Il a également fait savoir qu'il était convenu, lorsque les conditions le permettront, de travailler ensemble pour organiser la 3e Conférence de Bagdad, et a partagé l'avis qu'ils souhaitent des États forts et souverains, à l'abri des interventions étrangères, dans la région.
* Traduit du turc par Tuncay Çakmak
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