Le Kremlin dément des informations sur un accord de renseignement avec les États-Unis sur l’Ukraine et l’Iran
- Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a également mis en garde, lors d’un point de presse à Moscou, contre toute frappe visant la centrale nucléaire de Bouchehr, évoquant de graves conséquences régionales
Moscow City
AA / Moscou / Elena Teslova
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié lundi de « fausses » les informations de presse selon lesquelles la Russie aurait proposé aux États-Unis de cesser de partager des renseignements avec l’Ukraine en échange d’une mesure similaire concernant l’Iran.
« Nous avons bien vu cette information. Elle relève de la catégorie des informations mensongères, ou plus précisément, des fausses informations », a déclaré Peskov lors d’un point de presse à Moscou.
Le porte-parole du Kremlin a réaffirmé la position de la Russie en faveur d’un règlement politique et diplomatique du conflit au Moyen-Orient, estimant qu’il s’agit de « la seule voie réellement efficace pour contribuer à désamorcer la situation catastrophiquement tendue qui s’est développée dans la région ».
Commentant les menaces américaines de frapper des centrales électriques iraniennes, Peskov a mis en garde contre toute attaque visant la centrale nucléaire de Bouchehr, construite par la Russie, avertissant que ses conséquences seraient graves pour l’ensemble de la région.
« Nous considérons que des frappes contre des installations nucléaires sont potentiellement extrêmement dangereuses et comportent des conséquences possiblement irréversibles. C’est pourquoi la partie russe, adoptant une position extrêmement responsable sur cette question, a exprimé à plusieurs reprises ses préoccupations », a-t-il souligné.
Le responsable russe a précisé que Moscou avait transmis ses inquiétudes à ce sujet à la fois à Washington et à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Interrogé par ailleurs sur une éventuelle visite en Russie du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, Peskov a indiqué que l’invitation restait en vigueur et qu’une telle visite pourrait avoir lieu dès lors qu’un calendrier serait convenu par les canaux diplomatiques et autres voies appropriées.
« Bien entendu, la Russie sera toujours heureuse d’accueillir le dirigeant de la République populaire démocratique de Corée », a-t-il ajouté.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore
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