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Le Japon proteste contre la présence de plateformes de forage chinoises en mer de Chine orientale

- Des plateformes mobiles ont été repérées dans les eaux situées du côté chinois de la ligne médiane sino-japonaise

Saadet Gökce  | 09.01.2026 - Mıse À Jour : 09.01.2026
Le Japon proteste contre la présence de plateformes de forage chinoises en mer de Chine orientale

Istanbul

AA / Istanbul / Saadet Gokce

Le Japon a protesté auprès de la Chine concernant les plateformes de forage mobiles déployées par Pékin en mer de Chine orientale, selon des informations relayées par les médias.

Ces plateformes sont situées dans les eaux chinoises, au-delà de la ligne médiane entre la Chine et le Japon, a rapporté l'agence Kyodo News, citant le ministère des Affaires étrangères japonais mercredi.

Il semblerait que ces plateformes servent à des forages exploratoires en vue de la découverte d'un nouveau gisement de gaz, précise le rapport.

La protestation a été formulée par voie diplomatique vendredi dernier.

La Chine n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Japon et la Chine avaient conclu un accord en 2008 sur le développement conjoint du gaz dans la région, mais les négociations ont été suspendues en 2010 suite à une escalade des tensions après la collision d'un chalutier chinois avec un navire des garde-côtes japonais.

Par ailleurs, lors d'une conférence de presse à Pékin, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a exhorté le Japon à « clarifier immédiatement sa position sur la question des armes nucléaires, à respecter les obligations du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et les trois principes de non-nucléarisation », en réaction à un rapport d'organisations chinoises intitulé « Les ambitions nucléaires des forces d'extrême droite japonaises : une grave menace pour la paix mondiale ».

Les tensions entre la Chine et le Japon se sont exacerbées en novembre, lorsque la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré qu'une attaque chinoise contre Taïwan pourrait juridiquement constituer une « situation mettant en danger la survie de l'humanité », autorisant potentiellement le Japon à exercer son droit à la légitime défense collective.

Ces propos ont suscité une vive réaction de Pékin, qui a déconseillé à ses ressortissants de se rendre au Japon et a rétabli l'embargo sur les importations de produits de la mer japonais, parmi d'autres mesures restrictives.

Mercredi, la Chine a de nouveau exhorté Tokyo à retirer les propos de Takaichi et à « corriger son erreur », selon la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

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