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Le gouvernement yéménite rejette l'annonce du CTS sur une « transition » de deux ans et un « référendum » dans le Sud

- « La déclaration du CTS n'a aucune valeur juridique et n'est pas conforme à la Constitution et à la loi yéménites », a déclaré le vice-ministre de la Justice

Shukri Hussein Rania Abu Shamala  | 03.01.2026 - Mıse À Jour : 03.01.2026
Le gouvernement yéménite rejette l'annonce du CTS sur une « transition » de deux ans et un « référendum » dans le Sud

Istanbul

AA / Istanbul / Shukri Hussein et Rania Abu Shamala

Le gouvernement yéménite a rejeté l'annonce du Conseil de transition du Sud (CTS) concernant une « phase de transition » de deux ans menant à un « référendum » sur l'avenir du Sud du pays.

Dans une déclaration télévisée, le vice-ministre de la Justice du Yémen, Faisal al-Majidi, a affirmé que la déclaration politique du CTS « n'a aucune valeur juridique et n'est pas conforme à la Constitution et aux lois yéménites ».

Vendredi, Aidrous al-Zubaidi, chef du CTS, a déclaré lors d'une allocution télévisée que la transition comprendrait un « référendum populaire », organisé « sous la supervision des Nations Unies », sur ce qu'il a décrit comme le droit à l'autodétermination du « peuple du Sud ».

Al-Zubaidi n'a fourni aucun détail sur la structure de l'autorité de transition, le calendrier des négociations avec les partis du Nord, ni les modalités pratiques du référendum.

L'ONU n'a apporté aucun soutien au plan proposé.

En réaction à l'annonce d'al-Zubaidi, Al-Majidi a déclaré que les initiatives du Conseil de transition du Sud (CTS) constituent « une rébellion contre la légitimité yéménite », soulignant que « le Conseil est conscient qu'aucun État ne peut être établi sans le Hadramaout et Al-Mahra ».

Il a averti que « l'évolution de la situation politique et sur le terrain au Hadramaout engendrera de graves fractures (au sein du conflit du Sud) ».

Parallèlement, Salah Batis, membre du Conseil de la Choura yéménite, a qualifié l'annonce d'al-Zubaidi de « rébellion contre l'État et ses institutions ».

Dans une déclaration télévisée, Batis a affirmé que « la déclaration constitutionnelle publiée par le Conseil de transition du Sud est illégale et constitue une rébellion contre l'État et ses institutions ».

Il a ajouté que cette annonce « compromet les efforts visant à parvenir à un consensus national et à une solution politique globale au Yémen ».

Batis a insisté sur le fait que le projet du prétendu « État arabe du Sud » est illégitime et n'a aucune place dans l'histoire.

Le Yémen connaît une escalade sans précédent depuis mardi, suite à la prise de contrôle du Hadramaout et d'Al-Mahra par les forces du Conseil de transition du Sud (CTS) début décembre. Ces deux provinces représentent près de la moitié du territoire yéménite et partagent une frontière avec l'Arabie saoudite.

Le même jour, l'Arabie saoudite a accusé les Émirats arabes unis (EAU) d'« inciter les forces du CTS à mener des opérations militaires » le long de sa frontière sud, dans le Hadramaout et Al-Mahra. Abou Dhabi a démenti ces accusations.

Le CTS affirme que les gouvernements yéménites successifs ont marginalisé les régions du Sud sur les plans politique et économique et appelle à la sécession. Les autorités yéménites rejettent ces allégations et réaffirment leur attachement à l'unité du pays.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

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