Le Cuba et la Colombie s'opposent aux frappes militaires américaines signalées au Venezuela
- La Havane exige une réaction internationale « urgente », Bogota rejette toute action militaire unilatérale
Istanbul
AA / Istanbul / Yasin Gungor
Les dirigeants cubain et colombien ont condamné samedi les frappes militaires américaines signalées au Venezuela.
« Cuba dénonce et exige une réaction urgente de la communauté internationale face à l'attaque criminelle menée par les États-Unis contre le Venezuela », a déclaré le président cubain Miguel Diaz-Canel sur le réseau social américain X.
Il a affirmé que la région était « brutalement agressée » et a qualifié ces frappes de « terrorisme d'État contre le courageux peuple vénézuélien et contre notre Amérique ».
Le président colombien Gustavo Petro a également exprimé son inquiétude face aux informations faisant état d'explosions et d'une activité aérienne inhabituelle au Venezuela, ainsi que face à l'escalade des tensions qui en résulte.
Il a rejeté « toute action militaire unilatérale susceptible d'aggraver la situation ou de mettre en danger les populations civiles ».
Le Venezuela a accusé les États-Unis d'avoir attaqué des cibles civiles et militaires à Caracas et dans d'autres villes. Citant des responsables américains, Fox News a rapporté que l'armée américaine avait attaqué le Venezuela, bien qu'aucune confirmation officielle n'ait encore été apportée par Washington.
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil, a déclaré que le pays « rejette, condamne et dénonce… cette agression militaire extrêmement grave ».
Le président Nicolas Maduro a signé et ordonné l'application d'un décret déclarant l'état de troubles extérieurs sur l'ensemble du territoire national.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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