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Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan s’exprime sur l’actualité

- « (Sur les États-Unis et l’Iran) À ce stade, il ne semble pas y avoir de menace immédiate de guerre

09.02.2026 - Mıse À Jour : 09.02.2026
Le chef de la diplomatie turque,  Hakan Fidan s’exprime sur l’actualité

Istanbul
AA / Istanbul

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a répondu aux questions d’Ahmet Hakan sur la chaîne CNN Türk. Voici quelques-unes de ses déclarations marquantes :

« (Sur les États-Unis et l’Iran) À ce stade, il ne semble pas y avoir de menace immédiate de guerre.

(Concernant la possibilité d’un accord) Disons qu’il existe une possibilité. Une porte a été entrouverte.

(Les parties cherchent-elles à gagner du temps ou s’agit-il d’une négociation sincère ?) Les deux à la fois. C’est la logique de cette stratégie.

Lorsque l’on s’engage dans ce type de discussions, on prépare également l’autre scénario.

L’Iran a une expérience en la matière : par le passé, il a été attaqué alors même que des discussions étaient en cours.

(Nous avons reçu un appel du secrétaire d’État américain) Rubio nous a contactés (lors de la dernière attaque) en disant : “Dites aux Iraniens que, dans les prochaines heures, tout peut arriver.”

Ce que nous jugeons positif, c’est que les parties aient exprimé leur volonté de poursuivre les négociations.

(Les négociations) Commencer par le dossier nucléaire a été une décision importante. La question nucléaire est le sujet central.

La région n’a pas la capacité de supporter une nouvelle guerre.

Nous voulons utiliser tous les moyens possibles pour prévenir un conflit éventuel.

(Un changement de régime par une intervention militaire) Un régime ne change pas par des frappes aériennes ou par d’autres moyens. C’est une illusion.

Le problème n’est pas le régime en lui-même, mais les décisions et les politiques qu’il adopte. Il existe des régimes encore plus centralisés et totalitaires que celui de l’Iran.

Les Iraniens ne possèdent pas de bombes atomiques, et aucune donnée ne montre qu’ils cherchent à en fabriquer.

Ce qui reste incompris dans l’attitude de l’Iran, c’est l’argument suivant : “Si vous n’avez pas une telle intention, pourquoi enrichir autant l’uranium et subir autant de sanctions ?”

(L’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran constitue-t-elle une menace pour la Türkiye ?) Nous ne souhaitons pas voir de changements dramatiques qui bouleverseraient l’équilibre régional. Il existe un équilibre des forces, et sa rupture porterait gravement atteinte à l’esprit de coopération dans la région.

Une telle évolution pourrait pousser d’autres pays, confrontés à leurs propres problèmes, à chercher à se doter de l’arme nucléaire. Et, dans cette course, nous pourrions être contraints d’y participer malgré nous.

(Concernant la Syrie) Si l’on offre des opportunités et des alternatives à la population, le peuple kurde adoptera un autre regard, comme c’est le cas en Türkiye.

Il existe également un volet irakien. Après le dossier syrien viendra celui de l’Irak. Nous espérons qu’ils tireront les leçons d’ici et prendront des décisions plus avisées afin de faciliter la transition.

(Voulez-vous dire que la présence du PKK en Irak deviendra aussi un enjeu majeur ?) Oui.

En Türkiye, il n’existe aucun territoire qu’il puisse occuper. En revanche, en Irak, il contrôle de vastes zones. Le problème n’est plus le mien, mais le vôtre. Quel type d’État souverain êtes-vous pour permettre une telle situation ?

(Manque-t-il de capacité ?) Absolument pas, la capacité existe.

(Singjar-Makhmour-Kandil) Je pense que des changements y interviendront dans un avenir proche.

Nous n’avons aucun problème avec un gouvernement ou un Premier ministre élu en Irak. Quel que soit le dirigeant, nous travaillerons avec lui. »
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