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Le chef de la diplomatie espagnole exhorte l’UE à « cesser de parler et à passer à l’action »

- José Manuel Albares affirme que la sécurité autour du Groenland pourrait être renforcée et met en garde contre une intervention militaire en Iran

Alyssa Mcmurtry  | 12.01.2026 - Mıse À Jour : 12.01.2026
Le chef de la diplomatie espagnole exhorte l’UE à « cesser de parler et à passer à l’action »

Spain

AA / Oviedo / Alyssa McMurtry

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré lundi que l’Europe ne pouvait plus se contenter de commenter les crises depuis la ligne de touche, alors que plusieurs régions du monde sont en proie à l’instabilité.

« L’Europe doit cesser de parler et commencer à agir », a affirmé Albares lors d’un discours prononcé au centre culturel Ateneo de Madrid. « Notre poids économique doit se transformer en poids politique. »

Il a souligné que l’Espagne ne pouvait pas, à elle seule, faire face à l’instabilité mondiale, insistant sur la nécessité d’une action collective au niveau européen. Des discussions sont en cours avec d’autres partenaires européens sur d’éventuelles initiatives communes, y compris des coalitions flexibles de pays volontaires, a-t-il précisé.

« La pression exercée sur le Groenland doit cesser », a-t-il déclaré, en référence aux menaces américaines visant à acquérir l’île, ajoutant que les décisions concernant son avenir relèvent du Danemark et du peuple groenlandais.

Il a ajouté que, si des menaces sécuritaires crédibles apparaissaient, les alliés de l’OTAN pourraient renforcer la sécurité de l’île, à condition que les risques soient clairement identifiés.

Il a toutefois mis en garde contre les « fictions politiques », affirmant ne pas retenir l’hypothèse d’une intervention américaine au Groenland comparable à celle menée au Venezuela.

Évoquant l’Iran, José Manuel Albares a appelé les autorités à mettre fin aux violences contre les manifestants, tout en exhortant à rejeter toute intervention militaire étrangère.

« L’Iran n’a besoin d’aucune force extérieure », a-t-il déclaré, avertissant que le recours à la force ne conduirait qu’à « davantage de chaos ».

Il a décrit l’Iran comme « l’un de ces points où l’ordre mondial est en train de se transformer ». « À l’heure actuelle, tout est lié, absolument tout », a-t-il ajouté.

Le ministre espagnol est également revenu sur l’intervention américaine au Venezuela, que l’Espagne a fermement condamnée.

Il a défendu l’activité des entreprises privées espagnoles dans le pays, notamment celle du groupe pétrolier Repsol, dont un dirigeant a récemment indiqué au président américain Donald Trump que la production au Venezuela pourrait être augmentée.

« Je ne serai pas celui qui ajoutera de la pression sur une entreprise espagnole », a-t-il déclaré, rappelant que les chefs d’entreprise ne sont pas des diplomates et que les sociétés doivent protéger leurs intérêts, y compris l’emploi en Espagne.

*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore

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