Le CCIE accuse la RATP d’une surveillance ciblant les pratiques religieuses de ses agents
-La présence de "bouteilles d’eau" dans les sanitaires, interprétée comme un signe d’ablutions, a été visée par la RATP. Le CCIE dénonce une "chasse aux signes religieux" et une "extension abusive de la neutralité" selon la loi "séparatisme" de 2021
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE) a accusé vedredi la direction de la Régie Autonome des Transports Parisiens RATP d’avoir mis en place, via une note interne attribuée à son PDG Jean Castex, ancien Premier ministre, une surveillance des pratiques religieuses de ses agents et prestataires.
Selon le Collectif, cette démarche visait notamment la présence de « bouteilles d’eau » dans les sanitaires, interprétée comme un signe d’ablutions, acte rituel de purification par l'eau chez les musulmans.
D’après les informations diffusées par le CCIE sur le réseau social Instagram, basé aux Etats-Unis, une expérimentation aurait été menée entre juin et décembre 2025 sur plusieurs sites pilotes afin de signaler tout « marqueur religieux ». La note cite notamment comme indices à relever : « livres religieux », « cartons pliés », « tapis », « stickers jugés politiques » ou encore les « bouteilles d’eau dans les sanitaires ».
Le collectif dénonce une « chasse aux signes religieux » et une « extension abusive de la neutralité », s’appuyant sur la loi dite « séparatisme » de 2021. Pour le CCIE, la note imposerait également aux prestataires extérieurs de « parler français » et encouragerait les signalements pour « soupçon de radicalisation ».
