Lassaad Ben Ahmed
14 Février 2021•Mise à jour: 15 Février 2021
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada s’est dit « très préoccupé », samedi, par la violation par Téhéran, de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu en 2015.
C’est ce qui ressort d’un communiqué posté, samedi, par le ministère canadien des Affaires étrangères, sur sa page officielle sur le Réseau social « Facebook ».
« Le Canada est très préoccupé par la confirmation de l’Organisation Internationale de l’Energie atomique (AIEA) que l’Iran produit de l’uranium métallique, en violation du PAGC », lit-on dans le communiqué.
Le PAGC (Plan d’action global commun) est l’appellation officielle et technique de ce qui est communément appelé « L’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien », conclu au mois de juillet 2015, par l’Iran avec les grandes puissances mondiales. Il s’agit des cinq Etats membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, Chine, France) ainsi que de l’Allemagne.
L'accord en question prévoit l'engagement de Téhéran à abandonner, pour une période d'au moins 10 ans, des éléments essentiels de son programme nucléaire et à le restreindre de manière significative, dans le but de l'empêcher d'acquérir la capacité à développer des armes nucléaires, en échange de la levée des sanctions qui lui sont imposées.
« La production d'uranium métallique a des implications militaires potentiellement graves », poursuit le communiqué de la diplomatie canadienne.
Le Canada demande « fermement » à l'Iran, conclut le texte, de « mettre fin à ses activités sans délai, d’établir pleinement tous ses engagements au titre de l'Accord, et de s'abstenir de toute action qui réduirait davantage l'espace d'une diplomatie efficace ».
En affichant cette position, le Canada s’aligne sur celle exprimée, vendredi, par trois pays européens, parties prenantes de l’Accord de Vienne de 2015. Il s’agit de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, qui ont sommé, dans un communiqué conjoint, l’Iran de « s'abstenir de toute nouvelle violation de ses engagements nucléaires ».
Après la signature de l’Accord de Vienne en 2015, l’ancien président américain Donald Trump avait décidé, en 2018, de se retirer dudit accord, tout en rétablissant les sanctions l’Iran, poussant, depuis, ce dernier à s’affranchir progressivement des termes de l’Accord.