Hatem Kattou
23 Octobre 2020•Mise à jour: 24 Octobre 2020
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada a souligné, jeudi, son soutien « aux droits et à la dignité » de la minorité musulmane des Rohingyas, qui subit la persécution du Régime du Myanmar.
C’est ce qui ressort d’un communiqué mis en ligne par le ministère canadien des Affaires étrangères sur sa page officielle du réseau social « Facebook ».
Le Canada a réitéré son engagement envers les Rohingya, par la voie de Rob Oliphant, Secrétaire parlementaire (SP) du ministre canadien des Affaires étrangères, qui s’exprimait au cours de la Conférence des donateurs pour les Rohingyas., qui s’est tenue, jeudi, dans la ville suisse de Genève.
Le SP du ministre canadien des Affaires étrangères est un député du parti au pouvoir (actuellement le parti Libéral) qui est nommé par le Premier ministre afin de seconder le ministre dans ses fonctions parlementaires. Il assure également certaines missions et responsabilités extraparlementaires et se voit attribuer des mandats spéciaux.
« Lors de la conférence des donateurs pour les Rohingyas, le SP Oliphant a réitéré le soutien du Canada aux droits et à la dignité des Rohingyas’, lit-on dans le communiqué.
« Le Canada redouble d'efforts pour trouver une solution durable, soutenir la responsabilité et défendre le droit des Rohingya à retourner chez eux », ajoute le communiqué.
Le Canada soutient qu’une « paix négociée et inclusive au Myanmar est essentielle pour résoudre la crise des Rohingya ».
Ottawa appuie, conclut le communiqué, « les efforts déployés en faveur de la démocratie inclusive, où les droits et les identités de tous sont respectés, pour parvenir à une paix et à une stabilité durables au Myanmar ».
Depuis le 25 août 2017, l'armée birmane et les milices bouddhistes extrémistes mènent une campagne militaire et des massacres brutaux contre les musulmans Rohingya dans la province d'Arakan (Rakhine, ouest).
Ces crimes ont entraîné le meurtre de milliers de Rohingya, selon des sources locales et internationales concordantes. Près d'un million de personnes ont cherché refuge au Bangladesh voisin, selon les Nations Unies.
Le gouvernement du Myanmar considère les Rohingya comme des « migrants irréguliers » en provenance du Bangladesh, tandis que les Nations Unies les classent comme « la minorité la plus persécutée au monde ».