Lavrov: les tentatives visant à mener la question palestinienne dans une impasse restent la « tendance principale »
- Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ne s'attend pas à ce que les conflits au Moyen-Orient s'apaisent de sitôt
Moscow City
AA / Moscou / Elena Teslova
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lundi que « la principale tendance » au Moyen-Orient restait les tentatives de pousser la question palestinienne « dans une impasse sans issue ».
S’exprimant lors d’une réunion du Club de discussion international Valdaï, Lavrov a estimé qu’un plan de paix promu par le président américain Donald Trump n’avait pas permis d’empêcher la répétition des violences dans la bande de Gaza, tandis que d’autres aspects de cette proposition demeurent flous.
« Nous avons accueilli ce plan, qui visait avant tout, dans un premier temps, à mettre fin à l’effusion de sang, à résoudre la question des otages et à permettre l’échange des corps des morts. En ce sens, il s’agit bien sûr d’une évolution positive », a-t-il déclaré. « Mais, d’un autre côté, les violences se poursuivent et il n’y a absolument aucune clarté concernant les autres composantes de ce plan. »
Il a souligné qu’avec la confrontation des intérêts de nombreux États dans la région, il ne s’attend pas à une stabilisation prochaine de la situation.
Lavrov a rappelé que de nombreuses initiatives avaient émergé après le Printemps arabe en 2011, lorsque « l’Occident a décidé de démanteler des régimes qui ne lui convenaient pas ».
Depuis lors, a-t-il ajouté, aucune tendance ne permet de rassurer ceux qui souhaitent réellement contribuer à la paix.
Il a insisté sur le fait que le Conseil de paix, créé à l’initiative de Trump, devait se concentrer sur les « causes profondes » du conflit au Moyen-Orient.
« J’aimerais beaucoup que cet organe collégial, créé à l’initiative du président Trump, s’attaque réellement aux causes profondes du conflit », a déclaré Lavrov.
Il a toutefois précisé que les pouvoirs réels de cette instance demeuraient indéfinis.
« Le Conseil de paix a été établi. Une structure a été créée qui rend compte au Conseil de paix, comprenant une structure exécutive composée de technocrates palestiniens. Mais on ignore quels sont leurs véritables pouvoirs », a-t-il indiqué.
Abordant les tensions entre Israël, l’Iran et les États-Unis, Lavrov a exprimé l’intérêt de Moscou pour une « normalisation complète des relations » entre l’Iran et les États du Golfe.
Il a souligné qu’une approche militaire ne garantirait pas la sécurité régionale et qu’un règlement pacifique était indispensable.
« Une solution militaire à la situation autour de l’Iran ne garantira la sécurité d’aucun État », a-t-il affirmé. « Nous pensons qu’un règlement pacifique est nécessaire. »
Lavrov a ajouté que, « comme dans le cas de la Palestine, certains participants directs au processus sont tentés d’utiliser la force pour en finir avec leurs adversaires ».
« Mais c’est une mauvaise aspiration », a-t-il conclu.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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