Mustafa Melih Ahıshalı
02 Décembre 2015•Mise à jour: 02 Décembre 2015
AA/Téhéran/Mustafa Melih Ahıshalı
Le président du parlement iranien, Ali Larijani, a affirmé mercredi, qu’il n’y a pas d’accord entre son pays et la Russie concernant l’utilisation de l’espace aérien iranien par Moscou pour bombarder des positions en Syrie, indiquant en outre, qu’un tel accord n’est pas nécessaire.
«Nous n’avons nullement besoin de cet accord, l’Iran appuie la position russe concernant la lutte contre le terrorisme et aidera Moscou dans ce domaine. Certains pays de la région devraient d’ailleurs changer de position à l’égard du terrorisme», a déclaré Larijani.
Il répondait à une question du correspondant de Anadolu sur le silence de Téhéran à l’égard de l’utilisation militaire de la mer caspienne par la Russie, malgré l’opposition habituelle de l’Iran à ce genre de pratiques.
Le président du parlement iranien a ajouté: «Si les pays occidentaux avaient pris des positions similaires à celle de la Russie dans la lutte contre Daech, [Front] al-Nosra et les autres groupes terroristes, nous ne serions pas en train de gérer ces problèmes actuellement. A ce propos nous réitérons notre soutien politique et militaire à Moscou».
Concernant les échanges d’accusations entre la Turquie et la Russie sur l’achat du pétrole à Daech et le refus de Moscou de bombarder les puits de pétrole contrôlés par l’organisation terroriste, al-Larijani s’est contenté de dire: «Je ne sais pas, il se peut que la Russie refuse de bombarder ces puits parce qu’elle pense au futur Etat syrien. Sur les accusations turques relatives à l’achat du pétrole à Daech par la Russie, je ne suis pas au courant de telles allégations».