L'ancien patron d'Audi admet son rôle dans le scandale des émissions de diesel
- Rupert Stadler devient le premier ancien membre du conseil d'administration du groupe VW à admettre la falsification des valeurs d'émissions des voitures diesel devant un tribunal

Berlin
AA / Berlin / Ayhan Simsek
L'ancien patron du constructeur automobile allemand Audi a admis ce mardi son rôle dans le scandale des émissions des voitures diesel.
Rupert Stadler a admis devant un tribunal de Munich qu'il avait eu la possibilité d'intervenir, mais qu'il ne l'avait pas fait, et a exprimé ses regrets pour son acte répréhensible.
Il a fait ces aveux dans le cadre d'un accord entre les avocats de la défense et l'accusation qui lui accorderait en retour une peine avec sursis.
Le sexagénaire devra également écoper d’une amende de 1,1 million d'euros (1,2 million de dollars).
Stadler est devenu le premier ancien membre du conseil d'administration du groupe Volkswagen (VW) à admettre la falsification des valeurs d'émissions des voitures diesel devant un tribunal.
Le groupe Volkswagen, qui réunit 10 marques de voitures incluant Audi, a été accusé d'avoir manipulé les moteurs de véhicules diesel pour tromper les tests d'émissions.
Selon les procureurs, Stadler était au courant de la manipulation en 2016, mais s'est abstenu d’intervenir et a autorisé la vente de ces véhicules diesel jusqu'en 2018.
* Traduit de l’Anglais par Mounir Bennour.
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