L'ambassadeur d'Iran qualifie les revendications populaires de « légitimes » et affirme que la sécurité est stable
- L'ambassadeur Housseinian déclare que le gouvernement est déterminé à résoudre les problèmes économiques par le dialogue
Istanbul
AA / Istanbul / Alperen Aktas
L'ambassadeur d'Iran en Tunisie a déclaré que la demande pour une « vie humaine est légitime », tout en affirmant que la situation sécuritaire en Iran, et particulièrement à Téhéran, est actuellement stable.
« Le gouvernement est déterminé à résoudre les problèmes économiques et à améliorer les conditions par le dialogue », a déclaré Housseinian lors d'une conférence de presse à sa résidence à Tunis.
Il a noté que, malgré les sanctions contre l'Iran et une inflation élevée, l'administration vise à améliorer la situation économique par des réformes et des trains de mesures.
Housseinian a affirmé que la situation sécuritaire est sous contrôle suite aux récentes manifestations déclenchées par la détérioration des conditions de vie.
L'ambassadeur a indiqué que le dialogue avec la société civile et politique est la voie la plus efficace pour répondre aux attentes du public, renforcer le développement et assurer les besoins fondamentaux des citoyens.
Évoquant les troubles, Housseinian a imputé l'exacerbation de la situation à l'ingérence extérieure, soulignant que les déclarations de certains responsables et politiciens étrangers ont encouragé la désobéissance civile et la violence « sous prétexte » de défendre le droit à la manifestation pacifique.
Il a décrit ces interventions comme des tentatives « d'origine extérieure » visant à financer des groupes ayant pour but de créer le chaos et de cibler le régime.
Les manifestations ont débuté le 28 décembre, déclenchées par la dévaluation rapide de la monnaie locale et l'aggravation des difficultés économiques, s'étendant à l'échelle nationale après avoir commencé au Grand Bazar de Téhéran.
Bien que les responsables n'aient pas publié de bilan officiel des victimes, l'agence de presse des militants des droits de l'homme (HRANA), basée aux États-Unis, affirme que plus de 2 600 personnes sont mortes et près de 20 000 ont été détenues.
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh
