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La Première ministre italienne Meloni estime qu'Israël a fait usage d'une force disproportionnée en Palestine

- « Ceci nous conduira à approuver certaines des sanctions proposées par la Commission européenne à l'encontre d'Israël »

Lejla Biogradlija  | 25.09.2025 - Mıse À Jour : 25.09.2025
La Première ministre italienne Meloni estime qu'Israël a fait usage d'une force disproportionnée en Palestine

Ankara

AA / Ankara / Lejla Biogradlija

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré qu'Israël avait utilisé une force disproportionnée et dépassé les limites dans ses attaques continues contre Gaza.

Meloni s'est exprimée lors de la 80e Assemblée générale des Nations unies (ONU) qui s'est tenue à New York, aux États-Unis.

Elle a souligné que dans le monde actuel, la paix, le dialogue et la diplomatie ne suffisaient pas pour convaincre ou l'emporter, et que le recours à la force était plus efficace.

Rappelant l'attaque de la Russie contre l'Ukraine en 2022, Meloni a déclaré « La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a délibérément violé l'article 2 de la Charte des Nations unies, a porté atteinte à l'intégrité et à l'indépendance politique d'un autre État souverain, a cherché à annexer son territoire et refuse encore aujourd'hui de s'asseoir à la table des négociations. »

Affirmant que l'ONU est divisée, Meloni a poursuivi en ces termes :

« Le Hamas a également profité de cette faiblesse pour attaquer Israël. Israël a d'abord réagi de manière légitime, car chaque pays a le droit de se défendre. Cependant, la réponse aux attaques doit respecter le principe de proportionnalité. Cela vaut pour les individus comme pour les États. Israël a dépassé cette limite en utilisant une force disproportionnée contre le peuple palestinien dans le cadre d'une guerre à grande échelle. »

Meloni a souligné qu'Israël avait violé les normes humanitaires et provoqué un massacre parmi les civils, déclarant : « Cette décision, que l'Italie a jugée inacceptable à maintes reprises, nous conduira à approuver certaines des sanctions proposées par la Commission européenne à l'encontre d'Israël. »

Meloni a déclaré vouloir des solutions qui amélioreraient la situation des enfants à Gaza et a précisé que l'Italie soutenait un cessez-le-feu permanent et une solution à deux États.

Meloni a déclaré qu'Israël n'avait pas le droit d'empêcher la création d'un État palestinien et de construire de nouvelles colonies en Cisjordanie, ajoutant : « Nous pensons également qu'il doit y avoir deux conditions préalables indispensables à la reconnaissance de l'État palestinien : la libération des otages et l'exclusion du Hamas de toute dynamique gouvernementale en Palestine. »

- Ukraine

Abordant la guerre en Ukraine, Meloni a accusé la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, de « bafouer délibérément » la Charte des Nations unies en violant la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un autre État.

Elle a déclaré que Moscou ne montrait « aucune volonté » d'accepter des négociations de paix et a averti que le conflit avait déclenché « des effets déstabilisateurs bien au-delà » des frontières de l'Ukraine.

Rappelant que l'ONU a été fondée en 1945 dans le but premier de prévenir de nouveaux conflits après la Seconde Guerre mondiale, Mme Meloni a déclaré que « la question que nous devons nous poser, 80 ans plus tard, en regardant autour de nous, est la suivante : avons-nous réussi ? Vous connaissez tous la réponse, car elle est dans l'actualité, et elle est impitoyable. La paix, le dialogue et la diplomatie ne semblent plus capables de convaincre et de l'emporter. Le recours à la force prévaut dans trop de cas. »

* Traduit du turc par Serap Dogansoy

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