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La police australienne admet avoir autorisé la prière des fidèles musulmans après leur évacuation forcée

- La police de Nouvelle-Galles du Sud a expulsé de force des fidèles et les a traînés alors qu’ils accomplissaient leurs prières, lors d’une manifestation contre la visite du président israélien en Australie

Berk Kutay Gökmen  | 12.02.2026 - Mıse À Jour : 13.02.2026
La police australienne admet avoir autorisé la prière des fidèles musulmans après leur évacuation forcée

Istanbul

AA / Istanbul / Berk Kutay Gokmen

La police australienne a reconnu jeudi que des fidèles musulmans avaient été autorisés à accomplir leurs prières, alors que les autorités font face à une vague de critiques après leur évacuation forcée.

La police de l’État de Nouvelle-Galles du Sud (NSW) a confirmé que les fidèles avaient été informés qu’ils pouvaient poursuivre leur culte, selon la chaîne publique Australian Broadcasting Corporation (ABC).

« La police de la NSW est désormais consciente qu’un officier supérieur avait autorisé un groupe de manifestants musulmans à continuer de prier sur la place de Town Hall lundi soir », a déclaré un porte-parole.

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre la visite en Australie du président israélien Isaac Herzog, provoquant des affrontements avec la police en plusieurs points de la ville.

« L’officier supérieur tentait de transmettre ce message aux autres agents qui appliquaient un ordre de dispersion, dans une situation bruyante, dynamique et en évolution rapide », a ajouté le porte-parole.

Des images largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers expulsant de force des fidèles musulmans et les traînant alors qu’ils accomplissaient leurs prières pendant la manifestation.

Le commissaire de la police de la NSW, Mal Lanyon, a déclaré « s’excuser pour toute offense causée par l’interruption de ce processus religieux », affirmant que l’intervention policière ne visait aucune religion en particulier.

Le secrétaire de la Lebanese Muslim Association, Gamel Kheir, a exigé « que le commissaire et le Premier ministre de la NSW, Chris Minns, présentent des excuses publiques dans les médias grand public, de la même manière ».

La députée indépendante Allegra Spender a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante sur la réponse policière afin de « rétablir la confiance du public ».

De son côté, Chris Minns a réaffirmé son soutien à la police, estimant que « des manifestations constantes représentent un risque pour la cohésion sociale ».

L’incident a suscité de vives condamnations, notamment de la part du Conseil national australien des imams, qui a qualifié l’intervention policière de « choquante, profondément troublante et totalement inacceptable ».

L’envoyé spécial de l’Australie pour la lutte contre l’islamophobie, Aftab Malik, a demandé l’ouverture d’une enquête sur l’usage de la force par la police et exhorté Chris Minns à présenter des excuses publiques à la communauté musulmane.

Par ailleurs, une commission d’enquête spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la guerre dans la bande de Gaza a indiqué l’an dernier qu’Israël commettait un génocide, citant notamment des déclarations d’Isaac Herzog comme éléments attestant d’une intention génocidaire.

Israël a lancé son offensive militaire sur Gaza en octobre 2023.

Depuis, plus de 72 000 Palestiniens ont été tués et plus de 171 000 blessés, selon le ministère de la Santé de Gaza, tandis que 90 % des infrastructures du territoire ont été détruites.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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