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La levée partielle des sanctions américaines sur le pétrole russe crée un « précédent dangereux », alerte l'UE

- Les États membres envisageront de modifier le mandat de la mission navale de l’UE en raison des tensions au Moyen-Orient, selon Kallas

İlayda Çakırtekin  | 16.03.2026 - Mıse À Jour : 16.03.2026
La levée partielle des sanctions américaines sur le pétrole russe crée un « précédent dangereux », alerte l'UE

Istanbul

AA / Istanbul / Ilayda Cakirtekin

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Kaja Kallas, a averti lundi que la décision des États-Unis d’assouplir les sanctions pétrolières contre la Russie constitue un « précédent dangereux ».

« Nous considérons que l’assouplissement des sanctions sur le pétrole russe par les États-Unis est un précédent dangereux, car il est actuellement nécessaire de réduire leurs ressources pour financer la guerre », a déclaré Kallas aux journalistes avant le Conseil des affaires étrangères à Bruxelles.

Elle a ajouté que l’attention portée au Moyen-Orient ne devait pas détourner celle portée à l’Ukraine.

« J’ai discuté avec Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, de la possibilité de reproduire une initiative similaire à celle de la mer Noire pour exporter les céréales ukrainiennes, car la fermeture du détroit d’Ormuz représente un réel danger pour l’approvisionnement énergétique », a expliqué Kallas.

La cheffe de la diplomatie européenne a précisé que les États membres discuteront de la possibilité de modifier le mandat de la mission navale de l’UE, Aspides.

« La question est de savoir si les États membres sont réellement disposés à utiliser cette mission », a-t-elle souligné.

Ses propos interviennent après qu’aux États-Unis, les autorités ont autorisé jeudi l’achat temporaire de pétrole russe bloqué en mer afin de stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie.

Depuis le 1er mars, l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Hormuz, suite aux attaques conjointes d’Israël et des États-Unis contre l’Iran le 28 février, qui ont fait jusqu’à présent environ 1 300 morts, dont le guide suprême de l’époque, Ali Khamenei.

Les hostilités se sont intensifiées depuis.

Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, provoquant des victimes et des dégâts sur des infrastructures civiles.

Avant le début des hostilités, environ 20 millions de barils de pétrole franchissaient quotidiennement le détroit. Sa fermeture a entraîné une hausse des prix de l’énergie.

* Traduit de l’anglais par Seyma Erkul Dayanc

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