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La France devra financer seule l'avion de combat Rafale F5, après le retrait des Émirats arabes unis

- Le refus de Paris de divulguer certains savoir-faire à pousser les Émirats arabes unis à se retirer alors que Abu Dhabi s’était dit prêt à financer jusqu’à 3,5 milliards d’euros sur un coût total estimé à 5 milliards

Ben Amed Azize Zougmore  | 02.04.2026 - Mıse À Jour : 02.04.2026
La France devra financer seule l'avion de combat Rafale F5, après le retrait des Émirats arabes unis

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La France devra financer intégralement le futur avion de combat Rafale F5, après que les Émirats arabes unis (EAU) ont renoncé à participer au programme, rapporte le journal économique et financier français, La Tribune.

Le désaccord portait sur le partage de technologies sensibles, notamment dans le domaine de l’optronique. Les Émirats souhaitaient être étroitement associés au développement de l’avion, mais Paris a refusé de divulguer certains savoir-faire. Initialement, Abu Dhabi s’était dit prêt à financer jusqu’à 3,5 milliards d’euros sur un coût total estimé à 5 milliards. La rupture a été consommée fin décembre 2025.

Malgré cette crise budgétaire, la relation diplomatique entre les deux pays reste solide. Le président français Emmanuel Macron et le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan ont conservé des liens personnels forts, et la coopération sécuritaire se poursuit, notamment face aux attaques de drones iraniens dans le golfe Persique, explique le journal.

Le Rafale F5, dont l’entrée en service est prévue à partir de 2033, marque une rupture majeure dans l’évolution de l’appareil. Il sera doté de nouveaux capteurs radar AESA, de systèmes de guerre électronique renforcés et d’une connectivité avancée. Il pourra également coordonner des drones de combat furtifs et emporter le futur missile nucléaire hypersonique ASN4G.

Le ministère des Armées devra assumer seul le financement du programme, entraînant un étalement des livraisons et du budget dans le temps, malgré les 36 milliards d’euros supplémentaires prévus dans l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024‑2030. Selon La Tribune, cette décision pourrait retarder certaines coopérations programmatiques majeures, comme le SCAF, le Rafale F5 ou l’Eurodrone.

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