La France condamne "dans les termes les plus forts" le projet du gouvernement israélien d'occuper Gaza
- Le Quai d'Orsay a averti que ces projets représenteraient une "atteinte aux aspirations légitimes des Palestiniens à vivre en paix dans un État viable, souverain et contigu"

United States
AA / Chicago / Ayse Betul Akcesme
La France a dénoncé "dans les termes les plus forts", le plan adopté par le gouvernement israélien visant à étendre ses opérations militaires à Gaza, y voyant une tentative de prise de contrôle militaire complète de l’enclave palestinienne.
Dans un communiqué publié vendredi, le ministère français des Affaires étrangères a rappelé son opposition "ferme" à toute occupation de la bande de Gaza et à tout déplacement forcé de sa population, soulignant que de telles actions constitueraient "des violations graves supplémentaires du droit international" et mèneraient "à une impasse absolue".
Paris a averti que ces projets représenteraient une "atteinte aux aspirations légitimes des Palestiniens à vivre en paix dans un État viable, souverain et contigu", tout en menaçant la stabilité régionale. De telles actions ne contribueraient "en rien à la sécurité d’Israël et de ses ressortissants", y compris celle des otages toujours détenus par le Hamas, a estimé le ministère.
La France a, par ailleurs, exhorté le Hamas à libérer "immédiatement et sans condition" les otages et à "se saisir des propositions de cessez-le-feu", au lieu de prolonger "par son attitude obstructionniste" les souffrances infligées à la population civile de Gaza. Elle a également appelé au "désarmement du Hamas et à sa reddition".
Concernant l’avenir de Gaza, Paris a réaffirmé qu’il doit s’inscrire dans le cadre d’un futur État palestinien dirigé par l’Autorité palestinienne. "La France continuera à se mobiliser pour la mise en œuvre de la solution à deux États", présentée comme "la seule voie" vers une paix durable entre Israéliens et Palestiniens.
Elle a rappelé son engagement en ce sens lors de la conférence de New York, co-présidée avec l’Arabie saoudite, et affirmé vouloir poursuivre le travail engagé pour le déploiement d’une "mission internationale temporaire de stabilisation" afin d’assurer la sécurité des deux peuples.
Paris a enfin lancé un appel à ses partenaires et à l’ensemble de la communauté internationale pour qu’ils s’inscrivent dans cette "dynamique collective".