La fourniture de gaz iranien à l’Irak est interrompue après une attaque contre les installations gazières de South Pars
- Le ministère irakien de l’Électricité annonce une coupure de 3 100 mégawatts
Istanbul
AA / Istanbul / Laith Al-Jnaidi
Le ministère irakien de l’Électricité a annoncé mercredi que les flux de gaz iranien se sont arrêtés à la suite des récents événements dans la région, entraînant une réduction significative de la production d’électricité et la mise hors ligne d’environ 3 100 mégawatts.
Cette perturbation fait suite à des informations des médias iraniens indiquant que plusieurs installations liées au champ gazier de South Pars, situé dans la zone énergétique d’Assaluyeh sur la côte sud du Golfe en Iran, ont été visées mercredi par des attaques à la missile.
L’Iran détient 43 champs gaziers, dont South Pars, le plus important. Il s’agit du plus grand gisement de gaz naturel au monde, partagé avec le Qatar, où il est connu sous le nom de North Field.
Cette situation intervient alors que les inquiétudes mondiales grandissent concernant la possibilité que les infrastructures énergétiques iraniennes soient ciblées par des frappes américaines ou israéliennes dans le cadre de la guerre qui dure désormais depuis trois semaines, ce qui pourrait provoquer des dégâts économiques et environnementaux majeurs dans la région.
L’Agence de presse irakienne (INA) a cité le porte-parole du ministère de l’Électricité, Ahmad Moussa, qui a déclaré : « En raison des développements dans la région, les flux de gaz iranien vers l’Irak se sont complètement arrêtés il y a environ une heure, entraînant la mise hors ligne d’environ 3 100 mégawatts. »
Moussa a ajouté que les autorités avaient demandé une coordination accrue avec le ministère du Pétrole pour compenser la perte de gaz par l’utilisation de carburants alternatifs et de gaz domestique.
« La perte de 3 100 mégawatts affectera certainement le système électrique. Nous avions bien préparé nos centrales pour être prêtes avant la demande de pointe (en été), » a-t-il précisé.
L’Irak dépend fortement du gaz iranien pour faire fonctionner ses centrales électriques, notamment dans le sud, ce qui rend le pays vulnérable aux interruptions d’approvisionnement.
L’Iran fournit à l’Irak 50 millions de mètres cubes de gaz par jour, couvrant environ un tiers des besoins du pays et générant 6 000 mégawatts d’électricité quotidiennement.
Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël ont mené une offensive conjointe contre l’Iran, qui a fait jusqu’à présent environ 1 300 morts, dont le guide suprême de l’époque, Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, provoquant des victimes et des dégâts aux infrastructures tout en perturbant les marchés mondiaux et l’aviation.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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