
Ankara
AA / Ankara / Ikram Kouachi
Sept Palestiniens supplémentaires sont morts de malnutrition dans les dernières 24 heures, conséquence du blocus israélien étouffant sur la bande de Gaza, a annoncé dimanche le ministère de la Santé.
Dans un communiqué, le ministère précise que ces nouveaux décès portent le bilan des victimes de la famine depuis octobre 2023 à 339 personnes, dont 124 enfants.
La famine a été confirmée dans le nord de Gaza et devrait s’étendre à Deir al-Balah et Khan Younis, dans le centre et le sud, d’ici la fin septembre, selon la Classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC).
Après 22 mois de conflit incessant, l’IPC estime que plus d’un demi-million de personnes à Gaza sont confrontées à la famine, à la misère et à la mort. 1,07 million de personnes supplémentaires — soit plus de la moitié de la population — font face à une insécurité alimentaire aiguë de niveau urgence.
En effet, Israël a maintenu toutes les frontières de Gaza fermées depuis le 2 mars, empêchant l’entrée de l’aide humanitaire, malgré des milliers de camions de secours bloqués à la frontière. Ces dernières semaines, Tel-Aviv n’a autorisé l’entrée que de quantités limitées d’aide, insuffisantes pour couvrir les besoins minimums des 2,4 millions d’habitants de l’enclave.
Depuis octobre 2023, Israël a tué près de 63 400 Palestiniens dans la bande de Gaza. La campagne militaire a dévasté l’enclave, qui est désormais confrontée à la famine.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Israël fait également face à une affaire pour génocide devant la Cour internationale de Justice pour sa guerre contre l’enclave.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba