Sinan Doğan,Beraa Göktürk
05 Mai 2024•Mise à jour: 06 Mai 2024
AA / Bogota / Sinan Doğan
Le président colombien Gustavo Petro a appelé, samedi, le gouvernement du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à accepter la proposition égyptienne de cessez-le-feu à Gaza.
Sur la plateforme ''X'', Petro a écrit :''Nous espérons que l’initiative de cessez-le-feu proposée par l’Égypte sera prise au sérieux par le gouvernement Netanyahu. Les otages seront totalement libérés et Israël se retirera complètement de Gaza''.
Et d'ajouter, "la Colombie est prête à fournir tous les services de soins aux enfants palestiniens blessés lors des bombardements".
Petro a exprimé son soutien à la Cour internationale de Justice concernant l'affaire de ''génocide'' portée contre Israël.
Selon lui, ''la Cour internationale de Justice fait face à des puissances mondiales'', notant ''qu'il semble être l'un des conflits les plus importants entre la barbarie et l'humanité''.
"Je soutiens pleinement la Cour pénale internationale, qui ouvrira un bureau en Colombie", a-t-il rappelé.
Il convient de noter que le gouvernement colombien a officiellement informé Israël de la rupture des relations diplomatiques et a déclaré qu'il entamerait la coordination du départ des diplomates de ce pays pour la Colombie.
Depuis le 7 octobre 2023, en réponse à l'attaque du Hamas qui a fait plus de 1200 tués, Israël mène une guerre dévastatrice dans la Bande de Gaza qui a fait des dizaines de milliers de victimes civiles, pour la plupart des enfants et des femmes, en plus d'une catastrophe humanitaire sans précédent et d'une destruction massive des infrastructures, qui ont conduit Tel Aviv à comparaitre devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour "génocide".
Israël a également imposé un blocus total sur la bande de Gaza, laissant sa population, en particulier les habitants du nord de l'enclave palestinienne, au bord de la famine.
La guerre israélienne a provoqué, en outre, le déplacement interne de 85% de la population de Gaza, en raison de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de médicaments, tandis que 60% des infrastructures de l’enclave ont été endommagées ou détruites, selon l’ONU.
Israël est accusé de génocide devant la CIJ. Une décision provisoire rendue en janvier a ordonné à Tel-Aviv d'empêcher la commission d'actes pouvant s'apparenter à un génocide et de prendre des mesures pour garantir que l'aide humanitaire soit fournie aux civils de Gaza.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni