AA / Bogota / Kadir Karakuş, Yıldız Seçil Aktaş
« Cependant, le Sultan Abdulhamid savait très bien que les vagues d’immigration irréfléchies allaient influer sur la composition démographique et la sécurité des habitants et de la population, raison pour laquelle il a refusé l’offre », a souligné Erdogan.
Le président turc s’exprimait à l’ouverture d’un forum intitulé : « L’année 1915, l’année la plus longue de l’Empire ottoman », organisé dans la capitale colombienne Bogota, où Erdogan est en visite officielle » à l’initiative conjointe de l’Université turque d’Ankara et de l’Université Bogota Externado, une des plus prestigieuses universités colombiennes.
« Ainsi, le sultan a été détrôné et la Première Guerre Mondiale a éclaté et l’Empire ottoman s’est retiré de ces territoires », a-t-il relevé.
« Après cela, la région n’est citée qu’accompagnée des larmes, du sang et des injustices, la démographie s’est métamorphosée après les vagues d’immigration vers la Palestine et l’Etat d’Israël a été créé en 1948, un Etat qui n’a pas respecté les frontières tracées à l’origine », a poursuivi le président turc.
Erdogan a souligné que « La Turquie adopte une position claire et sans équivoque, s’agissant des pratiques israéliennes en Palestine ».
« Nous refusons les politiques israéliennes expansionnistes au détriment des droits du peuple palestinien et nous annonçons dans les termes les plus forts notre rejet de ces pratiques et injustices bien qu’ils tentent de dénaturer les choses en les montrant autrement au reste du monde », a-t-il martelé.
Le président turc a mis l’accent sur « l’impératif qu’il y a à ce que Israël retourne aux frontières établies avant 1967 et respecte la création d’un Etat palestinienne avec comme capitale la ville de Jérusalem-Est ».
« Si Israël ne procède pas de la sorte, il demeurera un Etat terroriste et inique dans la région et un problème qui pourrait transformer la région tout entière en un marécage de sang », a-t-il encore lancé.
« La conscience de l’Humanité sera altérée tant que Israël poursuivra et ira de l’avant dans l’exercice de l’injustice et dans la pratique u terrorisme d’Etat », a ajouté Erdogan, avant de conclure : « Les positions de la Turquie à l’égard de la crise israélo-palestinienne, des crises irakienne et syrienne, des crises en Egypte et au Yémen et vis-à-vis des autres régions qui souffrent de l’arbitraire et de l’injustice sont des positions fondées sur des principes humanitaires, position qui ne plaît pas à certains cercles dans le monde ».
Le président de la République turque effectue des visites officielles dans trois pays de l’Amérique Latine, en l’occurrence, la Colombie, Cuba et le Mexique durant la période s'étalant du 10 au 13 février courant.
Il s’agit de la première visite turque à ce niveau de représentation en Amérique latine depuis 1995, un déplacement qui s’inscrit dans le cadre des visites mutuelles rendues en Turquie par le président mexicain Enrique Peña Nieto en 2013 et colombien Juan Manuel Santos Calderon en 2011.
Ces visites devraient débattre des questions régionales et internationales d’intérêt commun et seraient l’occasion de signer une série d’accords et de conventions dans plusieurs domaines.
De même, les hommes d’affaires qui accompagnent Erdogan s’entretiendront avec leurs homologies dans les trois pays concernés, en marge des réunions tenues. Il sera procédé à l’évaluation des investissements mutuels et des projets commerciaux et à la discussion du développement des projets en cours.