La Colombie dénonce au Conseil de sécurité l'attaque américaine contre le Venezuela
- Bogota a estimé que ces actions constituent des violations manifestes de la souveraineté, de l’indépendance politique et de l’intégrité territoriale du Venezuela
Istanbul
AA / Istanbul / Mariem Njeh
La Colombie a dénoncé, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, une attaque militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, évoquant de multiples explosions et une intense activité aérienne au-dessus de Caracas et d’autres régions du pays.
Selon la délégation colombienne, l’opération a inclus des bombardements d’infrastructures civiles et militaires, provoquant un climat de panique parmi la population.
Bogota a estimé que ces actions constituent des violations manifestes de la souveraineté, de l’indépendance politique et de l’intégrité territoriale du Venezuela.
La Colombie a affirmé qu’« il n’existe aucune justification, en aucune circonstance, à l’usage unilatéral de la force pour commettre un acte d’agression », qualifiant ces actes de grave violation du droit international et de la Charte des Nations unies.
La délégation a rappelé les principes fondamentaux consacrés par la Charte, notamment l’interdiction du recours à la force ou de la menace de son usage, le respect de la souveraineté des États, leur pleine autorité sur leur territoire et leurs ressources naturelles, ainsi que le principe de l’intégrité territoriale et les fondements de la défense collective.
Soulignant que la défense de ces principes « n’est pas une option », la Colombie a estimé qu’il s’agit d’une obligation commune visant à préserver la paix et la sécurité internationales. Elle a rappelé que la Charte n’autorise le recours à la force que dans des circonstances exceptionnelles, en cas de légitime défense face à une attaque armée ou lorsqu’une autorisation expresse est accordée par le Conseil de sécurité.
Même dans ces cas, a-t-elle insisté, le recours à la force ne saurait en aucun cas conduire à l’exercice d’un contrôle politique sur un autre État.
Enfin, la Colombie a indiqué qu’à ce stade, elle s’abstiendrait de toute action susceptible d’aggraver la situation ou de porter atteinte à la population civile, appelant à la désescalade, à la retenue et à l’évitement de toute mesure unilatérale ou de tout usage de la force de nature à accroître les tensions.
La session d'urgence fait suite à la demande officielle de la mission permanente du Venezuela, envoyée le 3 janvier, avec le soutien de la Chine et de la Russie.
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