La Belgique estime que le refus américain de visas à des représentants palestiniens est un "coup porté à la diplomatie"
- « L’exclusion des représentants palestiniens fragilise les principes mêmes du multilatéralisme et du droit international », a déclaré Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères.

Greater London
AA / Londres / Burak Bir
Le ministre belge des Affaires étrangères a exprimé vendredi son regret face à la décision des États-Unis de révoquer les visas de représentants palestiniens avant l’Assemblée générale de l’ONU, dénonçant un « coup porté à la diplomatie ».
« Alors qu’un nouvel élan se dessine en faveur d’une solution à deux États, empêcher la voix palestinienne n’est pas seulement injuste, mais contre-productif », a déclaré Maxime Prévot sur le réseau social X.
Il a insisté sur le fait que l’ONU doit rester un endroit où tous les peuples peuvent être entendus, « en particulier ceux dont l’avenir dépend du dialogue ».
« L’exclusion des représentants palestiniens fragilise les principes mêmes du multilatéralisme et du droit international », a-t-il ajouté, soulignant que le chemin vers la paix exige « plus de dialogue, et non moins ».
La décision américaine d’interdire et de révoquer les visas de responsables palestiniens, les empêchant ainsi de participer à la prochaine Assemblée générale à New York, intervient alors que plusieurs pays occidentaux s’apprêtent à reconnaître l’État de Palestine.
« Conformément à la législation américaine, le secrétaire d’État Marco Rubio refuse et révoque les visas des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne (AP) en amont de la prochaine AG de l’ONU », a indiqué vendredi le département d’État dans un communiqué.
* Traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme
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