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La Belgique affirme que la démolition par Israël d’installations de l’UNRWA à Jérusalem-Est viole le droit international

- « La solution à deux États demeure la seule voie viable pour l'avenir, permettant à Israël et à la Palestine de vivre en paix et en sécurité », a déclaré le ministre belge des Affaires étrangères

Aysu Biçer  | 21.01.2026 - Mıse À Jour : 21.01.2026
La Belgique affirme que la démolition par Israël d’installations de l’UNRWA à Jérusalem-Est viole le droit international

Greater London

AA / Londres / Aysu Bicer

Le ministre belge des Affaires étrangères a condamné mardi la démolition par Israël du siège de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) à Jérusalem-Est, la qualifiant de « violation flagrante du droit international ».

« La démolition unilatérale des bâtiments de l'ONU au sein de l'enceinte onusienne à Jérusalem-Est constitue une violation flagrante du droit international et des immunités de l'ONU. C'est inacceptable », a déclaré Maxime Prévot dans un communiqué publié sur la plateforme américaine X.

Il a fait ces déclarations après avoir rencontré le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa en marge du Forum économique mondial (FEM) de Davos, en Suisse.

Il a qualifié cette rencontre de « dialogue essentiel ».

Prevot a également réaffirmé le soutien de la Belgique au peuple palestinien.

« Le peuple palestinien mérite lui aussi la paix, la dignité et l'autodétermination. La Belgique continuera de le soutenir jusqu'à ce que cela devienne une réalité », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la Belgique restait attachée à un règlement négocié du conflit.

« Le message de la Belgique est clair : la solution à deux États demeure la seule voie viable pour l’avenir, permettant à Israël et à la Palestine de vivre en paix et en sécurité », a-t-il déclaré.

Prevot a indiqué que la Belgique continuait de soutenir les institutions palestiniennes grâce à une coopération au développement menée depuis des décennies, tout en soulignant que cette aide devait s’accompagner de réformes.

Il a précisé que les discussions avec Mustafa avaient porté sur le rôle crucial de l’Autorité palestinienne dans la stabilisation et la reconstruction de Gaza, ainsi que sur un objectif commun de lutte contre le terrorisme.

Prevot a évoqué des raisons d’être prudemment optimiste quant à la mise en œuvre de la phase II de l’accord de cessez-le-feu, tout en avertissant que la situation restait fragile. « Toute solution durable doit véritablement répondre aux besoins et aux aspirations des Palestiniens », a-t-il conclu.

Il a également fait part de ses inquiétudes concernant la situation humanitaire, la qualifiant d’« alarmante », et a indiqué qu’elle avait été aggravée par des mesures visant l’UNRWA et les organisations non gouvernementales internationales.

Il a déclaré que l’Autorité palestinienne continuait de faire face à une grave crise financière, les recettes fiscales étant toujours bloquées. Par ailleurs, il a averti que la situation en Cisjordanie se détériorait.

« L’expansion des colonies et la montée de la violence menacent tous les progrès réalisés ailleurs », a-t-il affirmé, ajoutant : « On ne peut construire la paix sur un front tandis que l’autre s’effondre. »

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

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