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L’ONU regrette l’incapacité des dirigeants libanais à former un nouveau gouvernement

- Selon Eri Kaneko, porte-parole adjointe du Secrétaire général des Nations Unies

Tarek Fathi Mohamed   | 15.07.2021
L’ONU regrette l’incapacité des dirigeants libanais à former un nouveau gouvernement

New York

AA/New York

Les Nations Unies ont exprimé, jeudi, leurs regrets face à l'incapacité des dirigeants libanais de former un nouveau gouvernement.

C’est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue par Eri Kaneko, porte-parole adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, au siège de l'Organisation à New York.

"Nous savons que le Premier ministre désigné, Saad Hariri a démissionné, et nous regrettons que les dirigeants libanais n’ont pas pu parvenir à un accord pour former un nouveau gouvernement. Nous réitérons l'appel aux dirigeants politiques du Liban à s'entendre rapidement sur la formation d'un nouveau gouvernement capable de faire face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté", a déclaré Kaneko.

Plus tôt jeudi, le Premier ministre désigné Saad Hariri a exprimé son rejet de tout amendement, annonçant avoir renoncé à la formation du gouvernement. Il a aussi indiqué que la position du président Aoun n'a pas changé, et les amendements qu'il a demandés sont essentiels et affectent la nomination des ministres chrétiens.

De son côté, la présidence libanaise avait annoncé que le Premier ministre désigné Saad Hariri "rejetait" tous les amendements liés aux changements de ministères, leur répartition communautaire et les noms qui leur sont associés.

Pendant environ 9 mois, des différends entre Aoun et Hariri ont entravé la formation d'un gouvernement, succédant à l'actuel gouvernement par intérim, dirigé par Hassan Diab, qui a démissionné le 10 août 2020, 6 jours après une explosion catastrophique dans le port de la capitale, Beyrouth.

Ces différends ont porté sur le droit de nommer des ministres chrétiens. Saad Hariri accuse Michel Aoun d'avoir insisté pour obtenir à son équipe, qui englobe le groupe du "Hezbollah", le "tiers de blocage", s’agissant du nombre de ministres qui permet de contrôler les décisions du gouvernement.

Depuis fin 2019, le Liban est touché par la pire crise économique de son histoire moderne, qui a entraîné un effondrement financier et la détérioration du pouvoir d'achat de la plupart de ses habitants, ainsi qu'une pénurie de carburant et de médicaments et une augmentation dans les prix des denrées alimentaires.

*Traduit de l’arabe par Wejden Jlassi

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