L’ONU appelle à un cessez-le-feu alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année
– Initiée par l’Ukraine et soutenue par plus de 45 pays, la résolution a été adoptée par 107 voix contre 12, avec 51 abstentions
Ontario
AA / Hamilton / Merve Aydogan
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté mardi une résolution appelant à une paix globale, juste et durable en Ukraine, malgré l’opposition de la Russie et l’abstention des États-Unis.
Le texte a été approuvé par 107 voix pour, 12 contre et 51 abstentions.
Présentée par Kiev et coparrainée par 46 pays, la résolution met en avant les répercussions régionales et mondiales du conflit et fait part de sa « grave préoccupation » face à la poursuite des attaques russes contre des « civils, des biens civils et des infrastructures énergétiques critiques », qui aggravent la situation humanitaire.
L’Assemblée réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, y compris ses eaux territoriales.
Le texte appelle à « un cessez-le-feu immédiat, complet et inconditionnel » et exhorte à « l’échange complet des prisonniers de guerre, la libération de toutes les personnes détenues illégalement ainsi que le retour des civils transférés ou déportés de force, y compris des enfants », présentés comme des mesures essentielles de confiance.
Au cours des débats, les États-Unis ont proposé une « motion de division », visant à soumettre séparément au vote un paragraphe du préambule et une disposition operative du texte.
Une initiative dénoncée par la vice-ministre ukrainienne des Affaires étrangères, Mariana Betsa, qui l’a qualifiée de « profondément préoccupante » et d'« inacceptable ».
La représentante adjointe des États-Unis auprès de l’ONU, Tammy Bruce, a estimé pour sa part que « certains passages » de la résolution risquaient de « détourner l’attention des négociations en cours », plaidant pour laisser toute sa place aux « voies diplomatiques susceptibles d’ouvrir la voie à une paix durable ».
* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme
