L’Italie veut faire classer les Gardiens de la révolution iraniens comme organisation terroriste par l’UE
- Les Gardiens de la révolution iraniens sont accusés par des pays occidentaux d’avoir joué un rôle central dans la répression des manifestations en Iran
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Le chef de la diplomatie italienne a annoncé ce lundi qu’il proposerait jeudi 29 janvier à ses homologues de l’Union européenne d’ajouter les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste européenne des organisations terroristes, invoquant les pertes subies par la population civile lors des manifestations en Iran.
« Les pertes subies par la population civile lors des manifestations exigent une réponse claire », a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, précisant qu’il porterait cette proposition « en coordination avec d’autres partenaires » lors d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères jeudi à Bruxelles. Il a également évoqué la possibilité de sanctions individuelles visant les responsables présumés de la répression.
Selon une organisation non gouvernementale basée aux États-Unis, Human Rights Activists News Agency (HRANA), près de 6 000 personnes auraient été tuées lors des violences liées aux manifestations, tandis que des enquêtes se poursuivent sur plusieurs milliers d’autres cas.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), force idéologique et militaire de l'Iran placée sous l’autorité du guide suprême Ali Khamenei, est accusé par plusieurs pays occidentaux d’avoir joué un rôle central dans la répression du mouvement de contestation.
Créés en 1979 dans la foulée de la révolution islamique, les « Pasdaran » disposent de forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que d’un vaste appareil de renseignement, et sont considérés comme mieux équipés et entraînés que l’armée régulière iranienne.
