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L’Italie favorable au maintien du dialogue avec l’Iran, selon le ministre des Affaires étrangères

- La désignation du Corps des Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste ne doit pas conduire l’Union européenne à rompre le dialogue avec Téhéran, estime Antonio Tajani

Burak Bir, Barış Seçkin  | 30.01.2026 - Mıse À Jour : 30.01.2026
L’Italie favorable au maintien du dialogue avec l’Iran, selon le ministre des Affaires étrangères

Greater London

AA / Rome / Baris Seckin

La décision de l’Union européenne de désigner le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) iranien comme organisation « terroriste » ne doit pas signifier une rupture du dialogue avec Téhéran, a déclaré jeudi le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani.

S’exprimant devant les médias italiens à l’issue d’une réunion du Conseil des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles, Antonio Tajani a rappelé qu’un consensus politique existait au sein de l’Union européenne pour inscrire le CGRI sur la liste des organisations terroristes.

Cette décision ne doit toutefois pas conduire l’UE à interrompre le dialogue avec l’Iran, a-t-il souligné.

Le chef de la diplomatie italienne a précisé que les décès allégués de milliers de personnes lors des manifestations de masse en Iran avaient constitué la principale raison du changement de position de l’Italie en faveur de cette désignation.

Les tensions se sont accrues ces derniers mois entre l’Iran et plusieurs pays européens, après des manifestations en Iran, les dirigeants européens dénonçant une « répression » des protestataires.

Plus tôt dans la journée de jeudi, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont approuvé la désignation du CGRI comme organisation « terroriste ». La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré que « la répression ne peut pas rester sans réponse ».

Comparant les « milliers et milliers de morts » en Iran à la situation à Gaza, Antonio Tajani a affirmé que l’Italie avait le devoir de condamner ces tueries.

Il a par ailleurs indiqué que l’Italie avait retiré une partie du personnel de son ambassade à Téhéran, tout en précisant qu’une vingtaine de diplomates y restaient en poste et que l’ambassade continuait de fonctionner.

Interrogé sur les préoccupations liées à un éventuel rôle de sécurité de personnels de l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE) lors des Jeux olympiques d’hiver en Italie, Antonio Tajani a assuré que leur nombre serait limité, que leur présence serait coordonnée avec les autorités italiennes et qu’elle ne représenterait aucune menace pour l’ordre public ou la démocratie.

* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy

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