L’Espagne répond à la menace de Trump de « couper tout commerce » et appelle au respect du droit international
- Le gouvernement affirme que Madrid est un « membre clé de l'OTAN » qui respecte ses engagements et contribue à la défense européenne
Brussels Hoofdstedelijk Gewest
AA / Bruxelles / Melike Pala
Le gouvernement espagnol a réagi mardi à la menace du président américain Donald Trump de « couper tout commerce » avec l’Espagne, affirmant que toute révision des relations commerciales doit respecter le droit international et les accords en vigueur.
Selon la chaîne publique RTVE, citant un communiqué officiel, l’exécutif espagnol a indiqué que si Washington souhaite revoir les relations commerciales entre les deux pays, il « doit le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, du droit international et des accords bilatéraux entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis ».
Donald Trump a qualifié l’Espagne d’allié « terrible » et critiqué Madrid pour ce qu’il a décrit comme une coopération insuffisante concernant les bases militaires américaines, dans un contexte d’escalade au Moyen-Orient.
Le gouvernement espagnol a rejeté ces critiques, soulignant que l’Espagne est « un membre clé de l’OTAN » et qu’elle respecte ses engagements, tout en apportant une contribution significative à la défense territoriale européenne.
Madrid a également mis en avant son rôle de grande puissance exportatrice au sein de l’UE et de partenaire commercial fiable avec 195 pays, dont les États-Unis, avec lesquels elle entretient une relation commerciale « historique et mutuellement bénéfique ».
L’exécutif a ajouté disposer des ressources nécessaires pour atténuer d’éventuels impacts, soutenir les secteurs affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement si nécessaire.
Le gouvernement a réitéré que sa position « est et sera toujours de travailler en faveur du libre-échange et de la coopération économique entre les pays », sur la base du « respect mutuel » et du « respect du droit international ».
Les tensions se sont intensifiées au Moyen-Orient après que les États-Unis et Israël ont lancé samedi une attaque d’envergure contre l’Iran, tuant près de 800 personnes, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que des pays du Golfe abritant des actifs américains.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a réaffirmé que l’Alliance n’est pas impliquée dans le conflit.
Le gouvernement espagnol a par ailleurs indiqué lundi que les États-Unis n’ont ni utilisé ni l’intention d’utiliser les bases militaires espagnoles pour mener des attaques contre l’Iran.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani
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