Politique, Monde

L’Australie « a fait ce qu’on lui a demandé » sur l’Iran, affirme le Premier ministre Albanese

- La réaction de Canberra fait suite aux critiques de Trump selon lesquelles l’Australie « devrait s’impliquer » dans le dossier iranien

Saadet Gokce  | 21.03.2026 - Mıse À Jour : 21.03.2026
L’Australie « a fait ce qu’on lui a demandé » sur l’Iran, affirme le Premier ministre Albanese

Istanbul

AA/Istanbul/Saadet Gokce

L’Australie « a fait ce qu’on nous a demandé », a déclaré le Premier ministre australien après que le président américain Donald Trump a affirmé que Canberra « devrait s’impliquer » en Iran.

Le Premier ministre Anthony Albanese a indiqué aux journalistes que maintenir le détroit d’Hormuz ouvert est « crucial » et a exhorté l’Iran à « cesser ses attaques ».

Vendredi, Trump s’est dit « très surpris » par les actions de l’Australie.
« Qu’ils s’impliquent… j’ai été un peu surpris qu’ils disent non… nous leur disons toujours oui », a-t-il déclaré à Sky News Australia.

Interrogé sur ces propos, le ministre australien de la Défense, Richard Marles, a précisé que Washington « a demandé un soutien à l’Australie pour assurer la défense des États du Golfe ».

Il a souligné la présence du radar E-7 Wedgetail dans le Golfe, envoyé « en réponse à une demande des Émirats arabes unis ». « Cela soutient pleinement les efforts défensifs que les États-Unis recherchaient », a-t-il ajouté.

« Nous sommes pleinement engagés dans la défense des États du Golfe, et c’est dans ce contexte qu’il y a eu des demandes d’autres pays, y compris des États-Unis », a-t-il poursuivi.

Marles a également précisé que Canberra n’avait reçu aucune demande de Washington concernant un navire de guerre « pour le détroit d’Hormuz ».

Les tensions régionales au Moyen-Orient se sont intensifiées depuis que Israël et les États-Unis ont lancé une offensive conjointe contre Iran le 28 février, tuant plus de 1 300 personnes, dont le chef suprême de l’époque, Ali Khamenei.

En représailles, l’Iran a mené des attaques de drones et de missiles dans toute la région et a pratiquement fermé le détroit d’Hormuz à la plupart des navires, une voie de transit pétrolière clé qui transporte normalement environ 20 millions de barils par jour et près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir


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