L’armée syrienne renforce massivement ses positions à l’est d’Alep
- Au moins 129 civils ont été tués ou blessés à Alep depuis le 6 janvier, selon les autorités locales de santé, dans le contexte des combats urbains et des bombardements
Halab
AA / Alep
L’armée syrienne a déployé mardi de nouveaux renforts militaires importants vers la ligne de front à l’est d’Alep, notamment dans les secteurs de Deir Hafer et Maskana, et exigé le retrait immédiat de toutes les forces armées affiliées aux Forces démocratiques syriennes (FDS/YPG) vers l’est du fleuve Euphrate.
Selon des sources militaires syriennes et des observateurs sur place, de nombreux convois composés de chars, véhicules blindés, lance-roquettes multiples et unités d’infanterie ont été acheminés depuis Alep et les régions environnantes.
Le ministère de la Défense a averti les civils de s’éloigner des positions des terroristes du FDS et a accusé ces dernières d’utiliser la rive ouest de l’Euphrate comme base pour des attaques par drones kamikazes contre Alep et d’autres zones civiles.
Cette escalade intervient après la prise de contrôle par les forces gouvernementales, début janvier, des quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafiyeh à Alep, à la suite de violents affrontements et d’un accord d’évacuation partiel qui a permis le départ de combattants FDS vers le nord-est du pays.
Des ponts reliant Deir Hafer aux zones gouvernementales ont été détruits, selon plusieurs sources, aggravant les tensions.
L’armée syrienne maintient que ces territoires à l’ouest de l’Euphrate, toujours partiellement sous influence FDS, servent de plateforme pour des opérations hostiles, malgré un accord signé en 2025 prévoyant l’intégration des FDS/YPG dans les institutions étatiques.
Damas a réitéré son ultimatum : tout élément armé doit se replier à l’est du fleuve sous peine d’opérations préventives.
Au moins 129 civils ont été tués ou blessés à Alep depuis le 6 janvier, selon les autorités locales de santé, dans le contexte des combats urbains et des bombardements.
