
Ankara
AA / Ankara / Mustafa Deveci
L’armée israélienne a annoncé ce vendredi avoir mis fin à la soi-disant « pause humanitaire » dans la ville de Gaza, où se sont réfugiés près d’un million de Palestiniens, et l’a déclarée « zone de guerre dangereuse ».
L’armée intensifie ses attaques dans le nord de Gaza, dans le cadre de son plan d’occupation et de déplacement forcé des Palestiniens. À l’est de la ville, elle vise à contraindre près d’un million de personnes à fuir vers le sud.
Selon un communiqué écrit de l’armée, la ville de Gaza a été retirée de la « pause humanitaire » annoncée par le gouvernement de Tel Aviv. La ville a été qualifiée de « zone de guerre dangereuse ».
Cette décision devrait entraîner une intensification des attaques de l’armée israélienne dans la ville de Gaza et dans le nord de l’enclave.
- Occupation prévue de Gaza ville
Pour rappel, le 8 août, le cabinet de sécurité israélien a approuvé un plan visant à occuper la ville de Gaza dans le nord de l’enclave. Lors d’une interview avant la réunion du cabinet, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a indiqué que l’objectif était d’occuper l’ensemble de la bande de Gaza.
Selon la presse israélienne, l’armée a reçu l’ordre d’occuper le reste de Gaza, mais cette opération n’est pas attendue avant septembre.
Dans un premier temps, environ un million de Palestiniens seront déplacés vers le sud, la ville sera encerclée et, après des attaques intensives, elle sera occupée. Dans un second temps, l’occupation des camps de réfugiés du centre de Gaza, en grande partie détruits, est prévue.
Israël avait occupé la bande de Gaza pendant 38 ans, de 1967 à 2005. Aujourd’hui, la bande de Gaza, où vivent environ 2,3 millions de Palestiniens, subit un blocus strict depuis 18 ans.
* Traduit du turc par Seyma Erkul Dayanc