Ümit Dönmez
14 Octobre 2023•Mise à jour: 15 Octobre 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a appelé, ce samedi, Israël à avoir une "réponse forte et juste face au terrorisme".
Arrivée samedi soir à Tel Aviv dans le cadre d'une tournée au Proche-Orient, la cheffe de la Diplomatie française a indiqué, sur X (anciennement Twitter) "être aux côtés de nos compatriotes dans l'épreuve, et pour témoigner de la solidarité de la France avec Israël et le peuple israélien frappés par le terrorisme", alors que le Quai d'Orsay a annoncé que 17 ressortissants français ont été tués et que 15 autres sont disparus en Israël et alors que les combats se poursuivent depuis une semaine entre l'armée israélienne et des factions palestiniennes.
Dans une déclaration à la presse française, dès son arrivée à Tel Aviv, Catherine Colonna a souligné "le droit d'Israël à répondre aux attaques terroristes sans précédent qu'il a subies", estimant que ce droit "n'est pas contestable" et que "nul ne peut lui dénier son droit à se défendre".
"La réponse au terrorisme doit être forte tout en étant juste", a-t-elle tenu à souligner, en appelant Israël "à veiller à respecter le droit humanitaire et à tout faire pour protéger les civils de Gaza, qui ne sont pas coupables des crimes du Hamas".
Par voie d'un communiqué publié ce samedi, l'Élysée a indiqué que dans l'état actuel, "les conditions ne sont pas réunies pour un déplacement du président" français Emmanuel Macron en Israël.
Pour rappel, samedi 7 octobre à l'aube, le mouvement de résistance Hamas et d'autres factions palestiniennes ont lancé depuis Gaza l'opération « Déluge d'Al-Aqsa », en réponse aux « attaques incessantes des forces israéliennes et des colons contre le peuple palestinien, ses biens et ses lieux saints, en particulier la mosquée Al-Aqsa dans la partie occupée de Jérusalem-Est ».
De son côté, l'armée israélienne a lancé l'opération « Épées de fer » et continue de mener des raids intensifs sur de nombreuses zones de la bande de Gaza, où vivent plus de deux millions de Palestiniens qui souffrent de la détérioration de leurs conditions de vie en raison d'un blocus israélien imposé depuis 2006.
Environ 1.900 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux civils, dont 614 enfants, selon les autorités locales, sont morts dans la bande de Gaza, principalement dans des bombardements et des frappes aériennes de l’armée israélienne. Au moins 1.300 Israéliens, dont un très grand nombre de civils, ont été tués depuis samedi dernier.