Aysar Alais
23 Janvier 2025•Mise à jour: 24 Janvier 2025
AA/Ramallah/ Aysar Alais
Le gouverneur de Jénine, Kamal Abu al-Rubb, a déclaré jeudi que l'armée israélienne avait forcé des centaines de Palestiniens à fuir le camp de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, lors du troisième jour de l'agression continue sur la ville.
Dans une interview accordée à l’agence palestinienne Wafa, Abu al-Rubb a précisé que l'armée israélienne avait contraint les habitants à quitter le camp, en ouvrant un seul passage où les Palestiniens étaient soumis à un contrôle biométrique, incluant des scans de l'iris et du visage, avant d'atteindre le rond-point du Retour, situé à l’ouest du camp.
Il a ajouté : "Selon le directeur des services du camp de Jénine, Mohamed Al-Sabbagh, le nombre de familles déplacées est estimé à plusieurs centaines, avec une moyenne de 4 à 5 membres par famille."
Le gouverneur de Jénine a également indiqué que "les municipalités des villages à l'ouest de Jénine ont ouvert des centres et des appartements pour accueillir les déplacés et leur fournir les besoins essentiels."
Le gouverneur de Jénine, Kamal Abu al-Rubb, a déclaré jeudi que l'armée israélienne avait forcé des centaines de Palestiniens à fuir le camp de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, lors du troisième jour de l'agression continue sur la ville.
Abu al-Rubb a précisé dans une déclaration à l'agence palestinienne Wafa que "l'occupation a contraint les habitants à quitter le camp, en ouvrant un seul passage où les Palestiniens doivent passer par des caméras pour un contrôle des empreintes de l'iris et du visage, jusqu'à atteindre le rond-point du Retour, à l'ouest du camp".
"Selon le directeur des services du camp de Jénine, Mohamed Al-Sabbagh, le nombre de familles déplacées est estimé à plusieurs centaines, avec en moyenne de 4 à 5 membres par famille", a-t-il ajouté.
Le gouverneur de Jénine a également indiqué que "les municipalités des villages à l'ouest de Jénine ont ouvert des centres et des appartements pour accueillir les déplacés et leur fournir les besoins essentiels".
Face à l'agression continue, le gouverneur a affirmé que l'armée israélienne avait coupé l'électricité du camp et des vastes zones environnantes après avoir ciblé l'un des générateurs principaux, ce qui a entraîné la coupure de l'électricité des hôpitaux "Jénin al-Hokoumi" et "Ibn Sina".
Dans un scénario similaire à celui des massacres commis par l'armée israélienne à Gaza, le gouverneur de Jénine, Kamal Abu al-Rubb, a indiqué que "l'occupation empêche l'approvisionnement en carburant pour les hôpitaux, afin de les empêcher de faire fonctionner leurs générateurs électriques", selon l'agence Wafa.
Il a ajouté que les équipes des entreprises électriques tentaient d’accéder à la zone pour réparer les pannes, malgré les interdictions de l'armée israélienne, dans le but de rétablir l'approvisionnement en électricité.
Depuis mardi après-midi, l'armée israélienne, avec l'aval du cabinet de sécurité (le "cabinet restreint"), a lancé une opération militaire à Jénine et dans son camp, baptisée "le mur de fer".
Cette offensive a fait 12 morts et 40 blessés palestiniens jusqu'au jeudi après-midi, selon des sources officielles palestiniennes.
Cette opération est survenue le troisième jour d'un cessez-le-feu et d'un échange de prisonniers entre Israël et le mouvement de résistance palestinien Hamas, après une campagne de frappes israéliennes massives sur Gaza qui a duré environ 16 mois.
Selon les médias israéliens, l’opération à Jénine serait une tentative du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de satisfaire le ministre des Finances ultra-nationaliste, Bezalel Smotrich, qui s'était montré mécontent du cessez-le-feu à Gaza.
Mardi, le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a rapporté que Netanyahu avait promis à Smotrich une offensive contre le camp de réfugiés de Jénine en échange de sa décision de ne pas démissionner du gouvernement.
Traduit de l'arabe par Sanaa Amir