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Israël interdit l’accès à la mosquée Al-Aqsa pour le 4ᵉ vendredi consécutif, sur fond de guerre avec l’Iran

- La police maintient les portes de la mosquée fermées et déploie des forces dans toute la vieille ville de Jérusalem pour empêcher les fidèles d'y entrer, invoquant comme motif des « mesures d'urgence » liées à la guerre avec l'Iran

Lina Altawell  | 27.03.2026 - Mıse À Jour : 27.03.2026
Israël interdit l’accès à la mosquée Al-Aqsa pour le 4ᵉ vendredi consécutif, sur fond de guerre avec l’Iran

Istanbul

AA / Jérusalem / Abdel Ra'ouf Arnaout

Les autorités israéliennes continuent d’empêcher les musulmans d’accomplir la prière du vendredi à la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, pour la quatrième semaine consécutive, maintenant le site fermé depuis fin février dans le cadre de mesures d’urgence liées à la guerre avec l’Iran.

La police israélienne a maintenu les portes de la mosquée fermées et déployé des forces dans la vieille ville de Jérusalem afin d’empêcher les fidèles d’accéder à l’esplanade.

Les autorités ont fermé le site au début du conflit, invoquant des directives du Commandement du front intérieur interdisant les grands rassemblements.

Depuis lors, l’accès à la mosquée est limité aux gardiens et aux membres du Waqf islamique, chargé de la gestion du site.

Les autorités israéliennes ont également fermé l’église du Saint-Sépulcre, l’un des lieux les plus sacrés du christianisme.

Des témoins ont indiqué à Anadolu que la police avait empêché les Palestiniens de prier dans les rues proches des remparts de la vieille ville, notamment sur la rue Salah al-Din.

Des appels avaient circulé à Jérusalem invitant les fidèles à prier au plus près de la mosquée Al-Aqsa en raison de sa fermeture prolongée. Les Palestiniens ont toutefois prié dans des mosquées de quartier à travers la ville.

Plus tôt mercredi, le gouvernement israélien a prolongé l’état d’urgence jusqu’à la mi-avril, sans préciser si la mosquée restera fermée jusqu’à cette date.

Israël a fermé la mosquée Al-Aqsa après le début de la guerre avec l’Iran le 28 février, invoquant des raisons de sécurité, tandis que Téhéran a lancé des attaques de missiles et de drones en représailles visant Israël ainsi que ce qu’il qualifie d’intérêts américains dans la région.

Les autorités ont également empêché la tenue de la prière de l’Aïd al-Fitr sur le site cette année, une première depuis l’occupation de Jérusalem-Est par Israël en 1967.

Malgré les condamnations de pays arabes et musulmans, les autorités israéliennes refusent de rouvrir la mosquée. Des fidèles à Jérusalem-Est estiment que cette fermeture est injustifiée et motivée par des considérations politiques.

*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani

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