Başar Bayatlı
16 Novembre 2022•Mise à jour: 18 Novembre 2022
AA / Ankara
Le Tribunal révolutionnaire de Téhéran, a condamné à mort trois personnes pour leur implication dans les manifestations qui ont éclaté après la mort d'une jeune fille en détention en Iran.
L'agence de l'autorité judiciaire iranienne, Mizan, a fait savoir, mercredi, que « le procès des rebelles et de ceux qui troublent l'ordre public se poursuit », notant que le Tribunal révolutionnaire de Téhéran avait condamné à mort trois autres personnes.
L'agence Mizan a indiqué que la peine capitale a été prononcée contre l'un des accusés pour « avoir foncé délibérément sur des policiers avec sa voiture, tuant l’un d’eux », lors des troubles à Téhéran.
Selon une autre décision de justice rendue par la même instance, une condamnation à mort a été prononcée contre un accusé qui aurait « causé des dommages aux biens publics, déstabilisé la sécurité et joué un rôle important dans les manifestations ».
Une troisième personne a été condamnée à la peine capitale pour avoir « semé la terreur et mené la guerre contre l’Etat ».
L’identité des personnes condamnées à mort n'a pas été déclinée.
Ces peines de mort prononcées par la justice iranienne portent à cinq le nombre de personnes condamnées à la peine capitale depuis le début des manifestations.
L’Iran est secoué par une vague de manifestations depuis la mort de Mahsa Amini, 22 ans, en garde à vue le mois dernier.
La jeune femme est décédée le 16 septembre dans des circonstances anormales, après avoir été arrêtée par la police des mœurs à Téhéran pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire iranien.
Les autorités iraniennes ont tenté de faire croire que la mort d'Amini était due à une crise cardiaque survenue pendant sa détention, mais cette explication n'a pas été convaincante, les manifestants et sa famille affirmant qu'elle a été battue à mort.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail