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Iran: Maud Bregeon, affirme que la France « ne peut que se satisfaire de la mort de Khamenei »

- « Il appartient au peuple iranien de faire le choix de son destin », estime la porte-parole du gouvernement français, après la disparition du guide suprême iranien, qu'elle qualifie de « dictateur sanguinaire »

Ben Amed Azize Zougmore  | 01.03.2026 - Mıse À Jour : 01.03.2026
Iran: Maud Bregeon, affirme que la France « ne peut que se satisfaire de la mort de Khamenei »

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La porte-parole du gouvernement français et ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a affirmé dimanche que la France « ne peut que se satisfaire de la mort de Khamenei », tué lors des frappes aériennes israélo-américaines qui ont visé la capitale iranienne.

Invitée du Grand Jury RTL - Public Sénat - Le Figaro - M6, la porte-parole du gouvernement a également déclaré qu’il « appartient au peuple iranien de faire le choix de son destin », après la disparition du guide suprême, le qualifiant de « dictateur sanguinaire ».

Concernant la mission israélo-américaine ayant conduit à cette élimination, Maud Bregeon a estimé qu’elle n’était « pas encadrée par le droit international », réaffirmant que la France n’avait pas été informée et que cette décision "plonge la région dans une situation d'instabilité".

« Nous n’avons pas participé et nous n’étions pas informés », a-t-elle déclaré, assurant toutefois que « la France n’est pas isolée ».

« La France a été en première ligne hier dans une discussion avec nos partenaires européens et nos alliés, partenaires dans la région », a ajouté la porte-parole.

Ces déclarations vont dans le sens de celles formulées par le président français Emmanuel Macron dans les premières heures ayant suivi le début des opérations. « Les États-Unis et Israël ont décidé de frapper l’Iran ces dernières heures. La France n’a été ni prévenue ni impliquée, tout comme l’ensemble des pays de la région et nos alliés », avait-il déclaré samedi, en ouverture d’une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale consacrée à la situation en Iran et au Moyen-Orient.

« Le président de la République a fait savoir qu’il était disposé à apporter de l’aide aux partenaires de la région », a ajouté la porte-parole, précisant que la France était prête à évacuer des ressortissants du Proche-Orient « quand la situation le permettra ».

Pour rappel, Israël et les États-Unis ont lancé des attaques militaires contre l’Iran le 28 février, alors que des négociations se poursuivaient entre Téhéran et Washington.

L’Iran a riposté en ciblant, outre Israël, des sites dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.

Lors des frappes américano-israéliennes, plusieurs responsables ont été tués dont le Guide suprême Ali Khamenei, selon les autorités locales.

Le Croissant-Rouge iranien a annoncé que 201 personnes ont perdu la vie et 747 autres ont été blessées lors des bombardements ayant visé le pays.

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