Istanbul
AA/Istanbul/ Tolga Akbaba et Ahmet Kartal
L’Iran a annoncé samedi que l’Irak serait exclu des restrictions qu’il a récemment imposées aux navires transitant par le détroit d’Hormuz, un couloir maritime stratégique pour le commerce mondial de pétrole.
Selon Ibrahim Zolfaqari, porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, cité par l’agence semi-officielle Tasnim, « l’Irak a été exclu des restrictions que nous appliquons dans le détroit d’Hormuz ». Il a précisé que ces mesures continueraient toutefois de viser les navires liés aux États-Unis, à Israël ainsi qu’aux pays qui leur apportent leur soutien.
Dans un contexte de fortes tensions régionales, Zolfaqari a estimé que la situation actuelle constituait « une opportunité de mettre fin à la présence militaire américaine en Irak », ajoutant que « les peuples irakien et iranien triompheront ensemble dans cette guerre contre les États-Unis et Israël ».
Le 2 mars, Téhéran avait annoncé des restrictions de navigation dans cette voie maritime essentielle, avertissant que tout navire tentant de franchir le passage sans coordination préalable pourrait être pris pour cible.
Avant ces mesures, près de 20 millions de barils de pétrole transitaient chaque jour par le détroit. Depuis, les coûts du transport maritime et des assurances ont fortement augmenté, entraînant une hausse des prix du pétrole et ravivant les inquiétudes sur l’économie mondiale.
Ces développements s’inscrivent dans l’escalade déclenchée par l’offensive aérienne menée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a fait plus de 1 340 morts à ce jour, dont le guide suprême Ali Khamenei.
En riposte, Téhéran a lancé des frappes de drones et de missiles visant Israël, mais aussi la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces attaques ont causé des pertes humaines, endommagé des infrastructures et perturbé à la fois les marchés mondiaux et le trafic aérien.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
