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Iran : Khamenei dénonce une ingérence américaine possible « pour le pétrole »

- Ces propos interviennent alors que Donald Trump a relayé des informations affirmant qu'un million de manifestants auraient pris vendredi le contrôle de Mashhad, la deuxième ville d'Iran

Mariem Njeh  | 09.01.2026 - Mıse À Jour : 10.01.2026
Iran : Khamenei dénonce une ingérence américaine possible « pour le pétrole »

Istanbul

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a réagi vendredi aux déclarations du président américain Donald Trump concernant les manifestations en Iran accusant Washington d'instrumentaliser les troubles pour servir ses intérêts énergétiques.

« Il tombera aussi »

Dans une série de messages publiés sur le réseau social américain X, Ali Khamenei a comparé Donald Trump aux « tyrans et dirigeants arrogants » de l'histoire, citant Pharaon, Nimrod ou encore l'ancien Chah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi. « Ils ont connu leur chute alors qu'ils étaient au sommet de leur arrogance. Lui aussi tombera », a-t-il déclaré.

Le Guide suprême a accusé les États-Unis de duplicité, affirmant que Washington ne s'intéresse qu'aux ressources naturelles. Évoquant la situation en Amérique latine, il a ajouté : « Ils ne sont même pas honteux et déclarent explicitement que c'était pour le pétrole ».

Une réponse aux affirmations de Trump sur Mashhad

Ces propos interviennent alors que Donald Trump a relayé des informations affirmant qu'un million de manifestants auraient pris vendredi le contrôle de Mashhad, la deuxième ville d'Iran. Bien que le président américain ait affirmé que « les forces du régime ont quitté la ville », les rapports indépendants n'ont pas confirmé cette prise de contrôle.

Trump avait précédemment déclaré que les États-Unis étaient « prêts, armés et parés à intervenir » au secours des manifestants. En réponse, Téhéran a qualifié toute intervention de « ligne rouge » absolue, promettant une « riposte » immédiate.

Accusations de « trahison » et bilan des affrontements

Ali Khamenei a souligné que les manifestants ayant commis des dégradations à Téhéran, les qualifiant de « destructeurs » agissant pour « plaire au président des États-Unis ». « Le peuple iranien ne tolérera pas les mercenaires des puissances étrangères », a-t-il souligné, réaffirmant que la République islamique « ne reculera pas ».

État des lieux de la mobilisation

Les manifestations, déclenchées fin décembre 2025 par la crise économique et l'hyperinflation, se sont propagées à au moins 15 villes. Si les autorités iraniennes évoquent des « attaques criminelles contre les biens publics », les ONG, comme HRANA, font état d'un bilan de 42 morts, dont 8 membres des forces de sécurité, après douze jours de mobilisation.

De son côté, l'agence Tasnim, proche des services de sécurité iraniens, rapporte que plus de 600 membres des forces de l'ordre (FARAJA et Bassidj) ont été blessés.

Le gouvernement maintient des restrictions d'accès à Internet et des ralentissements à l'échelle nationale, bien que des images continuent de filtrer via des serveurs proxy.

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