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Iran : Jean-Noël Barrot appelle Téhéran à renoncer à un rôle « déstabilisateur »

- En marge de pourparlers irano-américains à Oman sur le nucléaire, le chef de la diplomatie française a exhorté l’Iran à changer de posture régionale, tandis que Washington annonçait de nouvelles sanctions pétrolières

Serap Doğansoy  | 06.02.2026 - Mıse À Jour : 06.02.2026
Iran : Jean-Noël Barrot appelle Téhéran à renoncer à un rôle « déstabilisateur »

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le ministre français des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot a appelé ce vendredi l’Iran à renoncer à « être une puissance déstabilisatrice », évoquant son programme nucléaire et son soutien à des groupes armés dans la région, alors que des négociations entre Iraniens et Américains se sont tenues dans le sultanat d’Oman.

En visite dans la région, le chef de la diplomatie française a également exhorté « les groupes soutenus par l’Iran », dont le Hezbollah, à faire preuve de « la plus grande retenue » en cas d’escalade militaire entre Téhéran et les États-Unis.

Ces déclarations interviennent alors que des délégations iranienne et américaine se sont rencontrées vendredi à Mascate pour une première session de discussions portant notamment sur le dossier nucléaire, une rencontre qualifiée d’« atmosphère positive » par le ministre iranien des Affaires étrangères.

Quelques heures après ces échanges, Washington a annoncé de nouvelles sanctions pétrolières contre l’Iran. Selon le département d’État américain, les mesures visent 15 entités, deux personnes et 14 navires liés à une « flotte fantôme » impliquée dans le commerce illicite de pétrole iranien, notamment via des pavillons étrangers.

Ces sanctions prévoient le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et entités visées ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des entreprises ou citoyens américains, sous peine de sanctions secondaires.

Ces discussions interviennent après la répression sanglante par le pouvoir iranien d’un vaste mouvement de contestation début janvier, qui a fait des milliers de morts selon des organisations de défense des droits humains, ainsi qu’après une série d’échanges de propos bellicistes entre les États-Unis et l’Iran.

Il s’agit par ailleurs de la première reprise de négociations entre les deux pays depuis les frappes américaines menées en juin contre des sites nucléaires iraniens, lors d’une guerre de douze jours déclenchée par une attaque israélienne contre l’Iran. Des discussions engagées au printemps avaient été interrompues par ce conflit et portaient notamment sur la question de l’enrichissement de l’uranium par Téhéran.​​​​​​​

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