Murat Karadağ
06 Janvier 2018•Mise à jour: 06 Janvier 2018
AA / Istanbul / Şahin Demir، Murat Karadağ
Au moins 90 étudiants universitaires ont été arrêtés depuis le début des manifestations anti-régime il y a plus d'une semaine en Iran, a déclaré Mahmoud Sadeghi, membre de la Commission de l'éducation et la recherche au sein du parlement iranien.
C’est ce qui ressort des déclarations du parlementaire qui commentait à l’agence iranienne « ILNA » la récente vague de protestation qui secoue le pays, depuis le 28 septembre dernier.
Le député iranien a révélé que le sort de 10 étudiants parmi les détenus était encore inconnu, soulignant que les enquêtes sur leur sort étaient toujours en cours et la partie qui les a arrêtés était encore inconnue.
Sadeghi a souligné que les informations obtenues auprès du ministère de l'Enseignement supérieur affirment que parmi les étudiants arrêtés, plusieurs n'ont rien à voir avec les manifestations et que près de la moitié sont des étudiants des universités de la capitale Téhéran.
La majorité des étudiants ont été arrêtés dans des lieux éloignés des manifestations ou près des adresses de leurs maisons, a ajouté le député, soulignant que les mesures prises contre ces étudiants pourraient augmenter la tension dans le pays.
Alors que certains de ces étudiants sont en détention provisoire, d’autres ont été libérés sous caution, a rapporté Sadeghi.
Le 28 décembre dernier, des manifestations contre la détérioration du pouvoir d'achat et les difficultés économiques avaient débuté dans les villes de Mechhed et de Kashmar.
Depuis, cette vague de protestation a pris de l'ampleur pour regagner plusieurs autres villes, dont la capitale Téhéran, faisant au moins 25 morts et des dizaines de blessés, tandis que plus de mille personnes ont été arrêtées par les forces iraniennes.