Mohammed Maher Ben Romdhane
05 Octobre 2019•Mise à jour: 05 Octobre 2019
AA/Bagdad/Ibrahim Salah
Les manifestations hostiles au gouvernement irakien se sont poursuivies samedi dans la capitale Bagdad et dans plusieurs autres villes du pays. 5 manifestants ont, ainsi, été tués par des tirs dont la partie responsable n’a pas été indiquée.
Une source médicale a ajouté, sous couvert d’anonymat, que les corps de 5 personnes ont été pris en charge au niveau des infrastructures hospitalières irakiennes. 15 autres personnes ont également été blessées.
Le dernier bilan des manifestations hostiles au gouvernement irakien, annoncé par une source médicale à l’AA, faisait état d’au moins 100 morts. La commission irakienne des droits de l’homme a, pour sa part, annoncé que 93 personnes ont été tuées au cours de ce mouvement de protestation.
Des participants à ce mouvement ont affirmé à l’AA que les cinq manifestants ont été tués à Bagdad des suites des tirs des forces de l’ordre au cours du cinquième jour consécutif de manifestations. Les protestataires ont riposté avec des jets de projectiles.
Les manifestants revendiquent l’amélioration de la qualité des services, de l’emploi et de la lutte contre la corruption. Certains revendiquent même la chute du régime en raison du grand nombre de morts et de blessés.
Les manifestants ont, également, défié le couvre-feu imposé par les autorités depuis jeudi à Bagdad et dans plusieurs autres villes du pays.
Les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur les manifestants, quelques heures après le premier discours du Premier ministre irakien, Adel Abdel-Mehdi, prononcé depuis le déclenchement du mouvement de protestation.
L’Irak est l’un des pays les plus corrompus du monde. La corruption qui s’additionne aux perturbations sécuritaires, entrave toute tentative gouvernementale de réforme et d’amélioration de la situation économique. Une situation déplorable en dépit de l’importance de la rente pétrolière du pays.