Mohammed Maher Ben Romdhane
09 Novembre 2019•Mise à jour: 09 Novembre 2019
AA / Bagdad / Amir Saidi
Les affrontements entre les forces de l’ordre irakiennes et les manifestants sur la place Tahrir dans le centre de Bagdad, ont fait, samedi, 6 morts et des dizaines de blessés d’après une source médicale irakienne et des témoins oculaires.
Une source à la direction de la Santé de Bagdad, a, ainsi, indiqué, sous couvert d’anonymat, que les hôpitaux de Bagdad ont accueilli 6 cadavres de manifestants qui ont été atteints directement au niveau de la tête par des bombes lacrymogènes.
La même source a ajouté que des dizaines de manifestants ont, été, blessés ou asphyxiés. Des membres des forces de l’ordre ont, également, été blessés des suites des jets de projectiles des manifestants.
Des témoins oculaires ont affirmé, en ce sens, que les forces de l’ordre tentent de disperser par la force les manifestants rassemblés au niveau de la place Tahrir dans le centre de la capitale irakienne. De violents affrontements ont, ainsi, éclaté à l’intérieur d’un tunnel à proximité de ce site emblématique de Bagdad.
L’Observatoire irakien des droits de l’homme a confirmé, pour sa part, que 6 manifestants ont été tués. L’Observatoire a expliqué dans un communiqué que les manifestants tués se trouvaient entre la place « Khalani » et la Place « Tahrir » dans le centre de la capitale irakienne.
L’Irak est, depuis le 25 octobre, le théâtre de manifestations antigouvernementales, les deuxièmes du genre en deux semaines.
Selon les chiffres publiés par la commission des droits de l'homme (relevant du Parlement), 23 personnes ont été tuées dans les violences qui ont accompagné les manifestations des cinq derniers jours, portant à 283 le nombre de morts et à environ 13 000 le nombre des blessées.
Les manifestants, qui réclamaient initialement de meilleurs services et de meilleurs emplois, appellent maintenant au départ du gouvernement et de l'élite politique "corrompue". Des demandes qui sont rejetées par le Premier ministre, Adel Abdel Mahdi, qui exige qu’une alternative sérieuses soit proposée avant la démission de son gouvernement.